Actu sociale

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour les professionnels du droit et du chiffre

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025, et 2 mesures sont susceptibles d'intéresser tout spécialement les avocats et les assureurs : lesquelles ?

Pour les avocats

Depuis le 1er janvier 2023, le registre national du commerce et des sociétés pour les entreprises commerciales, le répertoire national des métiers pour les entreprises artisanales et le registre des actifs agricoles pour les entreprises agricoles ont tous été fusionnés dans le registre national des entreprises. Ce registre contient l'ensemble des entreprises présentes en France de façon dématérialisée. Sous la responsabilité de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), il est alimenté par les déclarations des entreprises effectuées sur le Guichet unique.

Depuis le 1er janvier 2026, pour lutter contre la fraude à l'affiliation et réduire les erreurs commises par des déclarants de bonne foi, la réglementation prévoit que l'Urssaf, désignée pour ce faire par le directeur de l'ACOSS, soit compétente en matière de validation des immatriculations des entrepreneurs individuels qui relèvent du régime des professions libérales ou du régime des avocats

Pour les entreprises et mutuelles d'assurance

Les contrats d'assurance maladie complémentaire sont soumis à des prélèvements spécifiques et notamment au versement :

  • d'une taxe de solidarité additionnelle liquidée chaque trimestre auprès de l'Urssaf Île-de-France ;
  • d'une contribution pour les forfaits de patientèle des médecins traitants (FPMT) (destinée à financer la rémunération supplémentaire des médecins libéraux indexée sur l'âge, le profil pathologique et le niveau de vie de la patientèle, cofinancée par l'Assurance maladie).

Au titre de l'année 2026, et dès le 1er janvier 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 institue une contribution exceptionnelle due par les complémentaires santé, dont le produit sera affecté à la branche maladie.

Cette contribution ponctuelle de 2,05 % est assise sur l'ensemble des sommes perçues au titre des cotisations d'assurance maladie complémentaire.

Notez que, pour l'année 2026, le montant des cotisations ne pourra pas être augmenté par rapport à celui qui avait été pratiqué en 2025.

Ainsi, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 entend bloquer les prix des contrats de complémentaires santé pour 2026 afin de s'assurer que cette taxe ne soit pas répercutée sur les assurés.

Sur le plan formel, cette contribution ponctuelle et exceptionnelle sera recouvrée, sous forme dématérialisée, par l'Urssaf Île-de-France, concomitamment au recouvrement de la taxe de solidarité additionnelle.

Cette contribution nouvelle et ponctuelle pourra faire l'objet d'une régularisation annuelle au plus tard le 30 juin 2027.

Notez que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que le Gouvernement et l'Union nationale des caisses d'assurance maladie engageront une négociation avant le 31 mars 2026 visant à ce que le montant de cette contribution ponctuelle ne soit pas répercuté sur les cotisations d'assurances maladies complémentaires à venir.

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour les artistes-auteurs

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025, et certaines mesures sont susceptibles d'intéresser tout spécialement les artistes-auteurs. Lesquelles ?

Artistes-auteurs : les nouvelles mesures à connaître

En matière de Sécurité sociale

Pour mémoire, les artistes-auteurs sont affiliés au régime général de la Sécurité sociale dans les mêmes conditions que les salariés et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 a transféré le recouvrement des cotisations d'assurance vieillesse au réseau des Urssaf et plus précisément à l'Urssaf du Limousin.

Les compétences attribuées à l'AGESSA et à la Maison des artistes ont été confiées à une nouvelle structure unique : la Sécurité sociale des artistes-auteurs (SSA).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réforme en profondeur la gestion administrative de la couverture de base des artistes-auteurs.

Principalement, elle prévoit de transférer aux Urssaf les missions actuellement assumées par la Sécurité sociale des artistes-auteurs en matière :

  • d'affiliation à la Sécurité sociale ;
  • de recouvrement résiduel de cotisations sociales des affiliés.

En substance, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 vise ainsi à recentrer l'ensemble des missions opérationnelles de l'affiliation à la Sécurité sociale des artistes auteurs entre les mains de l'Urssaf, tout en redéfinissant le rôle des organismes agréés en la matière.

En matière de lutte contre la fraude

Depuis le 1er janvier 2023, le registre national du commerce et des sociétés pour les entreprises commerciales, le répertoire national des métiers pour les entreprises artisanales et le registre des actifs agricoles pour les entreprises agricoles ont tous été fusionnés dans le registre national des entreprises.

Ce registre contient l'ensemble des entreprises présentes en France de façon dématérialisée. Sous la responsabilité de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), il est alimenté par les déclarations des entreprises effectuées sur le Guichet unique.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, pour lutter contre la fraude à l'affiliation et réduire les erreurs commises par des déclarants de bonne foi, la réglementation prévoit que l'Urssaf, désignée pour ce faire par le directeur de l'ACOSS, soit compétente en matière de validation des immatriculations des entrepreneurs individuels qui relèvent notamment du régime des artistes auteurs.

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour les associations

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025, et certaines mesures sont susceptibles d'intéresser les associations et organismes sans but lucratif. Voici ce qu'il faut retenir…

Associations : les nouvelles mesures à connaître

En matière de taxe sur les salaires

La taxe sur les salaires est un prélèvement payé par certains employeurs sur les rémunérations qu'ils versent à leurs salariés. Elle s'applique surtout aux structures qui ne facturent pas ou très peu de TVA, comme les banques, les assurances, les associations, les mutuelles ou certains organismes publics.

Jusqu'alors, certains organismes à but non lucratif (comme les associations ou les fondations notamment) bénéficient d'un abattement important : concrètement, ils ne paient la taxe sur les salaires que sur la part qui dépasse un seuil revu chaque année (24 041 € pour la taxe sur les salaires versée en 2025).

La nouveauté est d'étendre cet abattement aux fonds de dotation, ce qui réduit (voire annule) le montant dû pour ceux dont la taxe reste en dessous de ce seuil, et allège la charge pour ceux dont le montant de la taxe excède cet abattement.

En matière de services à la personne

S'agissant du crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne », le gouvernement a mis en place un système permettant que la partie financée par l'État ou les collectivités soit déduite immédiatement de la facture supportée par les particuliers employeurs.

La garde d'enfants de moins de 6 ans devait initialement être incluse dans ce dispositif au plus tard le 1er juillet 2026. 

Toutefois, en raison de la refonte du service Pajemploi et de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), la garde d'enfants de moins de 6 ans ne pourra être intégrée au dispositif d'avance immédiate du crédit d'impôt qu'à une date définie par décret, et au plus tard le 1er septembre 2027, afin de garantir le bon fonctionnement du système et d'éviter les erreurs ou risques de fraude.

S'agissant du complément de libre choix du mode de garde (CMG), 2 mesures sont à noter :

  • il est prévu une exclusion de certaines indemnités du calcul du plafond horaire du niveau de rémunération conditionnant le bénéfice du CMG ;
  • le bénéfice du CMG est conditionné à l'utilisation de Pajemploi +.

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour le secteur agricole

De nombreuses mesures sociales sont susceptibles d'intéresser les professionnels du secteur agricole, issues de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Voici les principales mesures applicables dès 2026 à retenir impactant les entreprises agricoles…

En matière de cotisations sociales

Calcul des cotisations sociales

Plusieurs mesures sont ici à signaler.

Tout d'abord, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit qu'à partir du 1er octobre 2026 et jusqu'au 31 décembre 2028, à titre expérimental, les chefs d'exploitation et d'entreprise agricole puissent opter pour un calcul de leurs cotisations sur la base d'une estimation de leurs revenus professionnels de l'année en cours, sous réserve d'une régularisation ultérieure fondée sur les revenus professionnels définitifs.

Ensuite, elle modifie la base de calcul des cotisations sociales dues par les non-salariés agricoles, pour en exclure la provision pour augmentation de la valeur des stocks de vaches laitières et allaitantes.

Enfin, elle précise que l'indemnité d'abattage qui dépasse la valeur nette comptable des animaux lorsque ces animaux sont affectés à la reproduction est exclue de l'assiette des cotisations sociales des non-salariés agricoles pour sa part excédant la valeur comptable du cheptel abattu.

Cotisations sociales dues par les conjoints collaborateurs

Pour encourager le conjoint collaborateur à opter pour la qualité de chef d'exploitation (option qui lui sera ouverte à compter du 1ᵉʳ janvier 2027), la loi lui permet de bénéficier de l'exonération dite « jeune agriculteur », selon des modalités à préciser par décret, à compter de cette date.

Cette exonération sera possible sous réserve que le conjoint collaborateur ait été affilié au régime agricole pendant au moins 5 ans et qu'il s'engage à exercer son activité à titre principal ou exclusif pendant 5 ans.

Il faut noter que la condition d'âge ne s'appliquera pas au conjoint collaborateur optant dans ce cadre pour la qualité de chef d'exploitation.

Affiliation des bailleurs à métayage

Pour rappel, le preneur et le bailleur de biens ruraux faisant l'objet de baux à métayage sont considérés comme des chefs d'exploitation et relèvent, à ce titre, du régime des non-salariés agricoles.

Toutefois, depuis le 1er janvier 2026, cette affiliation ne s'applique plus au bailleur lorsque le contrat de métayage prévoit expressément l'absence de partage des dépenses d'exploitation avec le preneur, ou lorsque cette absence résulte d'un droit ancien. 
 

En matière de santé et de sécurité au travail

Plusieurs mesures sont à relever, s'agissant de la réglementation visant les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT/MP).

Tout d'abord, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend au régime agricole la mutualisation des coûts associés aux maladies professionnelles afin d'améliorer le taux d'emploi des travailleurs handicapés et de favoriser leur employabilité dans le secteur agricole.

Ensuite, pour les AT/MP survenus à partir du 1er janvier 2027, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit une limitation du versement des indemnités journalières versées en cas d'incapacité temporaire de travail consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), selon une durée à définir par décret. Cette nouvelle mesure s'applique aux assurés relevant du régime général, mais également aux non-salariés relevant du régime agricole.

Par ailleurs, pour rappel, les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricoles sont susceptibles de payer des cotisations sociales sur la base des rentes versées en raison d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle (AT/MP), inclus dans la base de calcul (à l'exclusion des revenus de remplacement en lien avec une affection longue durée).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 corrige ce point pour exclure expressément de l'assiette des cotisations sociales des non-salariés agricoles les rentes touchées pour AT/MP, à compter du 1er janvier 2026.

Enfin, pour rappel, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 a instauré un capital décès pour les familles des non-salariés agricoles à la suite d'un décès d'un non-salarié agricole consécutif à une maladie ou à un accident non professionnel. Le montant forfaitaire de ce capital décès est alors revalorisé chaque année.

Mais, contrairement au régime général, ce capital n'est pas versé aux ayants droit en cas de décès consécutif à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP) ou lorsque le non-salarié agricole est invalide, inactif ou titulaire d'une rente AT/MP.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 corrige ce point et étend le bénéfice de ce capital décès aux ayants droit d'un non-salarié agricole décédé à la suite d'un AT/MP.

En matière de congés

Les non-salariés agricoles seront éligibles au congé supplémentaire de naissance de 1 ou 2 mois, selon des modalités propres, mises en place par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Les bénéficiaires de ce congé seront :

  • les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole ;
  • les aides familiaux non-salariés et associés d'exploitation ;
  • les personnes bénéficiant de la prise en charge des frais de santé et les collaborateurs d'exploitation ou d'entreprise agricole (à condition de ne pas être couverts à titre personnel par un régime obligatoire d'assurance maladie maternité).

Pour y prétendre, les intéressés devront cesser toute activité à l'occasion de la naissance ou de l'arrivée de l'enfant ou ne pas avoir repris une activité à l'épuisement de leurs droits à congé maternité, paternité, d'adoption ou d'accueil d'un enfant.

Côté indemnité, une allocation de remplacement est versée aux intéressés sous réserve de se faire remplacer par du personnel salarié dans les travaux d'exploitation ou d'entreprise agricole et de ne pas reprendre une activité pendant la durée de remplacement.

Un décret à paraître devra également fixer les montants de l'allocation de remplacement (ou, faute de remplacement, les indemnités forfaitaires) et les périodes durant lesquelles elles pourront être versées.

En matière de retraite

Cumul emploi-retraite

Par principe, pour les non-salariés agricoles, le service de la pension de retraite est subordonné à la cessation définitive de l'activité non salariée agricole. Cette condition est réputée remplie quand la cessation d'activité intervient dans un délai qui court à compter de la prise d'effet de la pension.

Toutefois, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit des dérogations à l'exigence de cessation d'activité, permettant ainsi aux non-salariés agricoles de bénéficier d'un cumul emploi-retraite.

Ainsi, elle précise que la reprise d'une activité agricole ne fera pas obstacle à la perception d'une pension de retraite pour :

  • les chefs d'exploitation agricole reconnus comme tels en raison de la poursuite ou la reprise d'exercice d'une activité agricole au moins égale à 1 200 heures de travail par an ;
  • les non-salariés agricoles qui reprennent ou poursuivent la mise en valeur d'une exploitation d'une superficie inférieure à celle fixée par l'arrêté du 18 septembre 2015 fixant les coefficients d'équivalence pour les productions hors sol ;
  • les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole qui mettent en valeur une « parcelle de subsistance » qui ne doit pas dépasser 2/5e de la surface minimale d'assujettissement ;
  • les conjoints collaborateurs et aides familiaux.

À côté de cette ouverture de la possibilité de cumul emploi-retraite, la reprise de certaines activités particulières sont désormais éligibles au cumul emploi-retraite. C'est le cas pour :

  • les non-salariés agricoles qui exercent en qualité de bailleur d'un bien rural dans le cadre d'un contrat de bail à métayage ;
  • les non-salariés agricoles qui s'inscrivent temporairement dans un processus d'arrachage définitif avec extirpation des racines maîtresses de la parcelle de leur culture, lorsqu'elles ne sont plus censées produire de récolte (cette possibilité sera soumise à des conditions et à une durée d'exercice qui sera précisée par décret ; à la lecture de l'exposé des motifs, cette 1re dérogation vise notamment à permettre aux non-salariés de domaines viticoles d'appréhender plus sereinement cette opération).
Calcul de la pension de retraite

Rappelons que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a aligné le mode de calcul des pensions des retraites des non-salariés agricoles sur le régime général.

En substance, la loi prévoit ainsi une fusion des retraites proportionnelle et forfaitaire qui existaient jusqu'alors, pour être calculée sur la base des 25 meilleures années de revenus professionnels.

Cette pension de retraite est alors calculée en appliquant au revenu annuel moyen des 25 meilleures années un taux dépendant de la durée d'assurance et plafonné à 50 % (représentant le taux plein).

Pour faciliter l'entrée en vigueur de cette réforme, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 rétablit des dispositions légales antérieures visant notamment à la prise en compte de certaines périodes ou cotisations dans le calcul des droits à la retraite proportionnelle.

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour les prestataires de services

Services à la personne, jeux de hasard, plateformes de mise en relation en ligne, etc. Voici quelques exemples de mesures issues de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée et publiée fin décembre 2025, qui sont susceptibles d'intéresser certaines entreprises du secteur de la prestation de services. Voici ce qu'il faut savoir à ce sujet…

Des nouveautés en matière de services à la personne

Crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne »

S'agissant du crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne », le gouvernement a mis en place un système permettant que la partie financée par l'État ou les collectivités soit déduite immédiatement de la facture supportée par les particuliers employeurs.

La garde d'enfants de moins de 6 ans devait initialement être incluse dans ce dispositif au plus tard le 1er juillet 2026. Toutefois, en raison de la refonte du service Pajemploi et de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), la garde d'enfants de moins de 6 ans ne pourra être intégrée au dispositif d'avance immédiate du crédit d'impôt qu'à une date définie par décret, et au plus tard le 1er septembre 2027, afin de garantir le bon fonctionnement du système et d'éviter les erreurs ou risques de fraude.

Complément de libre choix du mode de garde

S'agissant du complément de libre choix du mode de garde (CMG), 2 mesures sont à noter :

  • il est prévu une exclusion de certaines indemnités du calcul du plafond horaire du niveau de rémunération conditionnant le bénéfice du CMG ;
  • Le bénéfice du CMG est conditionné à l'utilisation de Pajemploi +.

Des nouveautés pour les plateformes de mise en relation en ligne

Généralisation du précompte

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 a prévu la possibilité pour les travailleurs indépendants recourant pour l'exercice de leur activité à des « plateformes de mise en relation par voie électronique » d'autoriser, par mandat, la plateforme à réaliser les démarches déclaratives de début d'activité auprès du guichet unique.

Cette simple faculté a, par la suite, évolué vers une véritable obligation, précédée d'une phase test. En substance, afin de lutter contre la fraude sociale et d'améliorer les droits à la protection sociale de ces travailleurs indépendants, ce dispositif vise à ce que les cotisations et contributions sociales et certaines taxes soient directement prélevées par les opérateurs de plateformes, sur la base des revenus dégagés par ces opérateurs.

Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, le Code de la Sécurité sociale prévoit l'obligation pour les « plateformes de mise en relation par voie électronique » :

  • de transmettre les chiffres d'affaires des utilisateurs à l'URSSAF ;
  • de prélever directement sur ces chiffres d'affaires les cotisations et contributions sociales et l'impôt sur le revenu, dès lors que l'utilisateur a exercé l'option du « versement libératoire » de l'impôt sur le revenu.

Cette obligation sera généralisée à toutes les plateformes dès le 1er janvier 2027, et sera précédée d'une « phase pilote » mise en place dès avril 2026 qui ne s'appliquera qu'à quelques plateformes volontaires.

Alors que le montant des cotisations et contributions sociales est par principe arrondi à l'euro le plus proche (la fraction d'euro égale à 0,50 soit comptée pour 1), la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que, pour le précompte des cotisations sociales des travailleurs de plateformes, l'assiette des cotisations et le montant des cotisations sociales seront arrondis au centime d'euro le plus proche.

Aménagement du régime des pénalités

Pour déterminer les modalités du précompte, la loi prévoit que les utilisateurs transmettent aux opérateurs toutes les données nécessaires à leur identification. Ces données doivent ensuite être transmises par les opérateurs de plateformes à l'ACOSS.

La méconnaissance de ces obligations de transmission était initialement sanctionnée par une pénalité :

  • plafonnée à 7500 € pour les vendeurs et prestataires ;
  • plafonnée à 7 500€ par vendeur et prestataire pour les plateformes.

Notez que cette pénalité peut à nouveau être affligée en cas de manquement réitéré au cours des 6 mois après un précédent constat de manquement.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 revoit les montants de ces pénalités pour répartir différemment les montants maximaux de ces pénalités en faisant davantage peser la responsabilité sur les opérateurs de plateforme que sur les prestataires.

Désormais, la méconnaissance des obligations de transmission des coordonnées des travailleurs de plateforme nécessaires à leur identification dans une optique de précompte sera sanctionnée par une pénalité :

  • plafonnée à 3 250 € pour les vendeurs et prestataires ;
  • plafonnée à 15 000 € par vendeur et prestataire pour un manquement de l'opérateur de plateforme.

Ces pénalités s'appliqueront à la généralisation de cette obligation dès le 1er janvier 2027.

S'agissant des jeux de hasard

Dans un objectif de prévention de la santé publique, une ordonnance de 2019 a réformé le cadre existant de régulation de ces jeux de hasard en priorisant notamment la prévention du jeu excessif et la protection des mineurs.

Un autre levier de la prévention de la santé publique et des comportements addictifs a notamment conduit à créer une contribution sur les dépenses dédiées à la promotion des jeux d'argent et de hasard.

Ainsi, depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, une contribution de 15 % assise sur le montant des frais de publication et d'achat d'espaces publicitaires (quel que soit le support), ainsi que sur toutes les prestations externalisées à hauteur du montant facturé, est appliquée.

Elle est versée à la Caisse nationale de l'Assurance maladie et est due par tous les opérateurs se livrant à l'exploitation de divers jeux d'argent et de hasard (casino, jeux d'argent, loterie, paris sportifs…), à l'exception :

  • des fédérations sportives ;
  • des ligues professionnelles ;
  • des associations sportives ;
  • des sociétés sportives.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 précise les contours de cette contribution en levant une ambiguïté : la contribution repose sur les frais de publication et d'achats d'espaces publicitaires seulement pour les dépenses de publicité afférentes à l'activité des jeux d'argent et de hasard.

Les autres publicités d'un opérateur pour d'autres activités (par exemple le café, la thalassothérapie, l'hôtellerie pour un casino, etc.) n'entrent pas dans le champ de cette contribution.

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06/01/2026

Les principales nouveautés sociales en 2026 pour les professionnels de santé

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée et publiée fin décembre 2025, contient de nombreuses mesures applicables au secteur médical et paramédical. Voici les principales mesures sociales à retenir…

En matière de santé au travail

S'agissant des arrêts maladie

3 nouvelles mesures sont à prendre en compte dans ce domaine :

  • à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'un arrêt initial et de sa prolongation sera plafonnée par décret, sans pouvoir être inférieure à 1 mois pour l'arrêt initial et 2 mois pour la prolongation ;
  • le médecin qui prescrit l'arrêt de travail sera désormais tenu d'indiquer les motifs justifiant l'interruption de travail, en expliquant en quoi l'état de santé empêche le salarié de travailler ;
  • depuis le 1er janvier 2026, la visite de pré-reprise pourra être organisée pour tout arrêt de travail d'une durée supérieure à 30 jours.
 S'agissant des accidents du travail et des maladies professionnelles

Consécutivement à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), aucune durée maximale n'était jusqu'alors prévue pour le versement des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 revient sur ce sujet et prévoit, pour les AT/MP survenus à compter du 1er janvier 2027, une durée maximale de versement de ces IJSS (qui pourrait être fixée à 4 ans, sous réserve de confirmation par décret).

Par ailleurs, il est prévu une révision du système de reconnaissance des maladies professionnelles.

Enfin, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 avait prévu une refonte de la procédure de reconnaissance de l'incapacité permanente fonctionnelle, permettant notamment la reconnaissance de son caractère dual, qui était censée entrer en vigueur dès le 1er juin 2026.

La mise en œuvre de cette réforme concernant l'indemnisation du déficit permanent fonctionnel est repoussée au 1ernovembre 2026. 

En matière d'offres de soins

Lutte contre les déserts médicaux

Pour lutter contre les déserts médicaux, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réintroduit une rémunération forfaitaire destinée à encourager les médecins à soigner davantage de patients vivant dans des zones où l'accès aux soins est difficile.

Par ailleurs, alors que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 avait instauré un contrat de début d'exercice (CDE) pour remplacer plusieurs dispositifs d'aides à l'installation des médecins, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 abroge le CDE à compter de la fin de l'année 2029 : le dispositif sera ainsi abrogé dès le 1er janvier 2030 de façon à laisser les CDE conclus sous l'actuelle convention médicale aller jusqu'à leur terme.

Accès aux soins

Afin de renforcer l'accès aux soins sur tout le territoire, un réseau de structures de soins de premier recours, dénommées « France santé », est mis en place par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Par ailleurs, dans le cadre de l'expérimentation « Osys », la possibilité est offerte aux pharmaciens d'officine de contribuer aux soins de premier secours, de participer à la coopération entre professionnels de santé, de prescrire ou de délivrer certains vaccins.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 complète cette liste et consacre la possibilité pour les pharmaciens de contribuer à l'évaluation et à la prise en charge des situations cliniques dans des conditions restant à fixer par un arrêté non encore paru pour l'instant.

Plafonnement des dépenses d'intérim

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 avait instauré un plafonnement des dépenses des établissements médico-sociaux lorsqu'il était fait appel à l'intérim médical et paramédical dès lors qu'était observé, pour une catégorie de professionnels nommés, un écart significatif entre le coût d'une mise à disposition par une ETT et le coût de l'emploi d'un professionnel permanent.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 supprime la condition préalable d'écart significatif entre le coût d'un professionnel intérimaire et celui d'un agent permanent : ainsi, le plafonnement de la rémunération d'un professionnel de santé sera appliqué sans qu'il y ait besoin de démontrer un écart significatif entre les couts horaires de l'intérimaire et du professionnel de santé permanent.

En matière de lutte contre la fraude

Un dispositif permet, sous certaines conditions, la prise en charge par l'Assurance maladie des cotisations sociales des professionnels de santé.

Depuis 2024, il est possible de suspendre la prise en charge future des cotisations sociales du professionnel de santé reconnu coupable de fraude, mais aussi d'annuler cette prise en charge rétroactivement.

Afin de lutter contre les fraudes sociales, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 rend automatique et obligatoire l'annulation de la prise en charge par l'Assurance maladie des cotisations sociales des professionnels de santé qui sont reconnus coupables de faits à caractère frauduleux, à compter du 1er janvier 2026.

Concernant les dispositifs de santé existants

Dispositif « Mon soutien psy »

Le dispositif intitulé « Mon soutien Psy » permet la prise en charge par l'Assurance maladie de séances avec un psychologue exerçant en centre de santé ou en maison de santé.

À compter du 1er octobre 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 généralise la pratique du tiers payant sur la part des dépenses prises en charge par l'Assurance maladie pour les séances de psychologie.

Expérimentation « Halte soins addictions »

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prolonge les expérimentations des salles de consommation à moindre risque jusqu'au 31 décembre 2027, assortie de la remise d'un rapport d'évaluation portant sur l'amélioration des parcours de prises en charge des ainsi que de la préservation de la tranquillité publique (notamment s'agissant des troubles à l'ordre public et nuisances) perçus par les riverains près de ces « salles de shoot ».

Accès aux soins pour les femmes

Dans le but de faciliter l'accès des femmes à un traitement médical adéquat, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit la mise en place d'une consultation longue, prise en charge par l'Assurance maladie, afin d'être informée et de repérer les éventuels facteurs de risque au cours de la ménopause.

Protection contre la soumission chimique

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend au territoire ultramarin l'expérimentation visant à la prise en charge par l'Assurance maladie des tests et analyses permettant de détecter un état de soumission chimique.

Parcours de guidance parental

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 met en place un parcours de guidance parentale financé par l'Assurance maladie pour limiter l'impact des troubles du neurodéveloppement à long terme pour l'enfant.

Prélèvements médico-légaux

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 autorise, à titre expérimental et pour une durée de 3 ans, la prise en charge intégrale par l'Assurance maladie des actes de prélèvements sur les victimes consécutifs à des violences et sévices sexuels dans un délai d'un mois à compter des faits, indépendamment de l'âge de la victime, et même en l'absence du dépôt d'une plainte auprès des autorités.

Affection longue durée

Dans le but de freiner la progression des maladies chroniques et d'assurer la soutenabilité financière de la prise en charge des ALD, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit la création d'un parcours d'accompagnement préventif soumis à certaines conditions.

En matière de produits de santé

Accès direct aux produits de santé

Le dispositif d'accès direct aux produits de santé, qui permet à certains médicaments d'être pris en charge par l'Assurance maladie plus tôt, avant la fin des négociations de prix, une fois que leur intérêt médical a été reconnu, est une expérimentation qui avait été lancée pour 2 années par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022.

Cette expérimentation est renouvelée pour une durée de 2 ans par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 à partir de janvier 2026.

Lutte contre le gaspillage

Dans le but de lutter contre le gaspillage de certains produits de santé, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 met en place une expérimentation visant à la réutilisation de médicaments non utilisés par certains acteurs. Elle prévoit également des règles encadrant la cession de produits sanitaires en cas de menaces graves pour la santé.

Clause de sauvegarde

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 précise certains paramétrages techniques de la « clause de sauvegarde », aussi appelée « contribution M », qui est un dispositif de régulation financière du marché des spécialités pharmaceutiques dont l'objectif est de limiter les dépenses de l'Assurance maladie, tout en recentrant ce dispositif. L'objectif est de simplifier la structure et la cohérence des contributions tout en sécurisant juridiquement le calcul.

Nouvelle taxe spéciale à la charge des entreprises pharmaceutiques

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 instaure une nouvelle taxe due par les entreprises pharmaceutiques retardant l'entrée sur le marché d'un médicament générique et dont le produit sera affecté à la Caisse nationale d'Assurance maladie.

Cette taxe, assise sur le chiffre d'affaires réalisé hors taxe en France, serait de 3 %, voire de 5 % en cas de récidive constatée dans un délai de 5 ans.

Aménagement de la taxe sur la vente en gros de médicaments remboursables

Une taxe sur la vente en gros de médicaments remboursables est due par les acteurs de la distribution en gros qui vendent ces produits aux pharmacies. La taxe comporte trois composantes, chacune avec son propre taux :

  • 1,5 % sur le chiffre d'affaires hors taxes réalisé pendant l'année ;
  • 2,25 % sur l'augmentation du chiffre d'affaires hors taxes par rapport à l'année précédente ;
  • 20 % sur la part de marge reversée au pharmacien, correspondant à l'écart entre la marge théorique du distributeur et la marge réellement appliquée à la vente.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 avait déjà mis en place une baisse de la 1ʳᵉ tranche pour améliorer la situation économique du secteur, en réduisant le taux de la première composante de 1,75 % à 1,5 %.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 poursuit cette dynamique d'allègement en abaissant le taux de cette contribution de 0,2 point en la faisant passer de 1,5 % à 1,3 %. Ce nouveau taux sera applicable à compter de l'exercice 2026.

Médicaments génériques

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend le bénéfice du principe « tiers payant contre génériques » aux médicaments biosimilaires et hybrides substituables. Pour rappel, ce principe permet à un patient de ne pas payer le médicament au moment de l'achat, à condition d'accepter qu'on lui délivre un générique lorsqu'il en existe un.

En matière de pratiques médicales

Obligations vaccinales

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 renforce les obligations vaccinales pour les professionnels en EHPAD et dans les structures sociales et médico-sociales accueillant des enfants.

Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2027, la compétence des agences régionales de santé (ARS) en matière de pilotage de l'activité de vaccination est consacrée.

Pour les infirmiers

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend à Mayotte les modalités de prise en charge des frais liés à l'établissement des certificats de décès par les infirmiers.

Pour les médecins

Pour encourager le conventionnement des médecins, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 supprime le remboursement des actes, produits de santé et prestations prescrits par les médecins du secteur 3 à compter du 1er janvier 2027.

Pour les orthoprothésistes, les podo-orthésistes et les orthopédistes-orthésistes

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 élargit les pouvoirs de prescription des orthoprothésistes, des podo-orthésistes et des orthopédistes-orthésistes.

À partir du 1er janvier 2026, et sous réserve d'un décret à paraître, ces derniers pourront :

  • prescrire ou renouveler certaines prothèses et orthèses ;
  • procéder à leur remplacement sans prescription médicale.
Pour les ergothérapeutes

Jusqu'alors, les ergothérapeutes ne pouvaient exercer leur art que sur prescription médicale uniquement. Désormais, leur intervention sera possible dans le cadre d'un adressage au sein d'une prise en charge pluriprofessionnelle.

Pour les établissements de santé

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 remplace le dispositif « Caques » par un autre dispositif d'intéressement à la pertinence des soins qui s'appliquerait à l'ensemble des établissements hospitaliers.

Ce dispositif vise à créer un nouveau système d'incitations financières destiné à pousser certains établissements de santé à être plus efficients et plus pertinents dans les soins qu'ils délivrent afin d'améliorer l'usage des dépenses de santé en évitant que certains de ces établissements aient des volumes d'actes ou de prescriptions trop élevés.

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05/01/2026

Les nouveautés sociales applicables en 2026 pour les salariés et les dirigeants

De nombreuses mesures viennent bouleverser les obligations et avantages sociaux bénéficiant aux particuliers, certaines intéressant plus spécifiquement les dirigeants et les entreprises. Faisons le point sur les principales mesures à connaitre…

Un nouveau congé supplémentaire de naissance

À côté des dispositifs de congés parentaux existants, il est institué un congé supplémentaire de naissance indemnisé par la Sécurité sociale et créé pour les parents d'enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 (ou pour les enfants dont la naissance était censée intervenir à compter de cette date).

La durée de ce congé est de 1 mois ou de 2 mois au choix du parent et pourra être fractionnée en 2 périodes d'un mois chacune (selon des modalités restant à définir par décret).

Ce congé est ouvert au parent qui a déjà bénéficié d'un congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption, et seulement après avoir épuisé ce droit.

L'employeur doit être informé par le salarié de sa volonté de bénéficier du congé supplémentaire de naissance de l'enfant dans un délai (dit « de prévenance ») qui reste encore à définir par décret.

Ce congé donnera lieu au versement d'indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) calculées à partir du revenu net antérieur, selon un montant et des modalités qui seront définis par décret. Le versement sera conditionné à la cessation de toute activité professionnelle pendant la période indemnisée.

Il faut noter que le ministère de la Santé a annoncé le 26 décembre 2025 que l'entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance qui concerne tous les parents d'enfants nés, adoptés ou censés naître au 1er janvier 2026 aura lieu au mois de juillet 2026, pour des raisons techniques incompressibles.

Une suspension de la réforme des retraites (et plusieurs mesures associées)

La loi de financement de la Sécurité sociale suspend l'âge légal de départ à la retraite, telle qu'il avait été mis en œuvre par la réforme de 2023, jusqu'au 1er janvier 2028. L'âge cible de 64 ans concernera donc les générations à partir de 1969 (au lieu de 1968)

De même, alors que la réforme des retraites avait accéléré le calendrier d'augmentation de la durée d'assurance exigée pour obtenir une pension de retraite à taux plein, la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 suspend cette réforme jusqu'au 1er janvier 2028 pour que la cible des 172 trimestres requise ne concerne plus que les générations nées après 1966 et non plus 1965.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 durcit les règles liées au cumul emploi-retraite, pour les assurés qui bénéficieront de leur 1<sup>re</sup> pension de retraite à compter du 1er janvier 2027. Concrètement :

  • avant d'avoir atteint l'âge d'ouverture des droits à la retraite, la pension servie sera réduite à due concurrence des revenus professionnels et de remplacement ;
  • entre l'âge d'ouverture des droits et 67 ans, il sera possible de bénéficier du cumul d'emploi retraite dans la limite d'un plafond, lequel sera fixé par un décret ;
  • à partir de 67 ans, la pension pourra être entièrement cumulée avec les revenus professionnels et de remplacement.

Enfin, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les majorations de durée d'assurance (liées à la maternité, l'éducation, l'adoption et le congé parental) seront considérées comme des périodes cotisées pour l'ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue, dans le respect d'une durée maximale qui sera fixée par un décret.

Du nouveau en matière de services à la personne

S'agissant du crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne », le gouvernement a mis en place un système permettant que la partie financée par l'État ou les collectivités soit déduite immédiatement de la facture supportée par les particuliers employeurs.

La garde d'enfants de moins de 6 ans devait initialement être incluse dans ce dispositif au plus tard le 1er juillet 2026. Toutefois, en raison de la refonte du service Pajemploi et de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), la garde d'enfants de moins de 6 ans ne pourra être intégrée au dispositif d'avance immédiate du crédit d'impôt qu'à une date définie par décret, et au plus tard le 1er septembre 2027, afin de garantir le bon fonctionnement du système et d'éviter les erreurs ou risques de fraude.

S'agissant du complément de libre choix du mode de garde (CMG), 2 mesures sont à noter :

  • il est prévu une exclusion de certaines indemnités du calcul du plafond horaire du niveau de rémunération conditionnant le bénéfice du CMG ;
  • le bénéfice du CMG est conditionné à l'utilisation de Pajemploi +.
Recentrage et durcissement du dispositif ACRE

L'aide à la création et à la reprise d'entreprise (ACRE), telle que régie par le Code de la Sécurité sociale, désigne un dispositif d'exonération de cotisations patronales accordée au créateur ou repreneur d'entreprise pour la fraction de son revenu inférieure au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).

À compter du 1er janvier 2026, l'ACRE est recentrée sur son public initial cible, à savoir les demandeurs d'emploi et les personnes vulnérables. Ainsi, le dispositif n'est plus ouvert qu'aux :

  • demandeurs d'emploi indemnisés ;
  • demandeurs d'emploi non indemnisés mais inscrits à France Travail (pendant au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois) :
  • bénéficiaires du RSA ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • personnes âgées de 18 à moins de 26 ans ;
  • personnes en situation de handicap et âgées de moins de 30 ans (ou qui ne remplissent pas la condition de durée d'activité antérieure pour bénéficier de l'allocation d'assurance chômage) ;
  • salariés (ou licenciés) d'une entreprise soumise à une procédure collective ;
  • personnes ayant conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise ;
  • personnes ayant créé ou repris une entreprise implantée au sein d'une des zones France ruralité revitalisation ;
  • bénéficiaires de la prestation partagée de l'enfant ;
  • bénéficiaires du complément de libre choix d'activité.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 généralise à compter du 1er janvier 2026 la procédure de demande d'exonération qui devra être formulée auprès de l'Urssaf par les personnes souhaitant en bénéficier.

Enfin, le niveau même de l'exonération de l'ACRE sera abaissé, selon des modalités à définir par décret.

Aménagement du régime social des « management packages »

La loi de finances pour 2025 a instauré un régime d'imposition et d'assujettissement aux cotisations sociales pour les gains nets réalisés à l'occasion de la cession d'instruments connus sous le nom de « management package ».

Alors que les règles fiscales ont été mises en place sans limitation de durée, les règles sociales l'ont été jusqu'au 31 décembre 2027.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 met fin à cette limitation et pérennise dans le temps le régime social applicable aux gains issus de ces management packages.

Dans le même temps, les règles en matière de CSG, de cotisations sociales et de contribution salariale libératoire sont aménagées.

Autres mesures à connaître

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 augmente de 1,4 point la CSG applicable sur les revenus du patrimoine et placement pour la porter à 10,6 %, pour les contributions dues au titre des revenus versés à compter du 1er janvier 2026.

Enfin, en matière de recouvrement des pensions alimentaires, à partir du 1er avril 2026, la procédure de paiement direct des pensions alimentaires mise en œuvre par l'intermédiation de la CAF pourra concerner les 5 dernières années d'impayés, le cas échéant, et non plus les 2 dernières années comme auparavant.

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05/01/2026

Les principales nouveautés sociales pour les entreprises en 2026

Après les nombreux débats qui ont émaillé son examen, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025. Voici les principales mesures à retenir impactant les entreprises…

En matière de cotisations sociales

S'agissant de la réduction générale de cotisations patronales

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit une règle spéciale pour les entreprises dont la branche à laquelle elles appartiennent applique un salaire minimum conventionnel inférieur au SMIC pendant toute l'année précédente, et qui n'ont pas prévu de rémunérations au-dessus du SMIC.

Dans ce cas, la réduction générale de cotisations patronales est calculée en prenant en considération comme paramètre, non pas le SMIC, mais le salaire minimum conventionnel, ce qui a pour effet de diminuer le montant de cette réduction.

S'agissant des heures supplémentaires

La déduction forfaitaire de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ne s'applique qu'aux entreprises employant moins de 250 salariés. Elle est égale à 1,5 € par heure dans les entreprises de moins de 20 salariés et à 0,5 € par heure (ou 3,50 € par jour monétisé pour les salariés en forfait jours) dans les entreprises de 20 à moins de 250 salariés.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend le bénéfice de cette déduction forfaitaire, à hauteur de 0,5 € par heure, aux entreprises de plus de 250 salariés, pour les heures supplémentaires effectuées à compter du 1er janvier 2026.

S'agissant de la contribution patronale due à l'occasion d'une rupture conventionnelle ou d'une mise à la retraite

Le taux de la contribution patronale spécifique due sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite est réhaussé à hauteur de 40 %, contre 30 % auparavant, et ce, dès le 1er janvier 2026.

Il faut ici noter que des précisions sont attendues sur la date d'entrée en vigueur effective de cette augmentation (prise en compte de la date de rupture du contrat ou celle de versement des indemnités).

S'agissant des cotisations patronales d'assurance vieillesse

Il faut noter que les entreprises de plus de 300 salariés qui ne respectent pas leur obligation de négociation sur l'emploi, le travail et l'amélioration des conditions de travail des séniors se verront appliquer un malus sur les cotisations patronales d'assurance vieillesse (selon des modalités à définir par décret).

En matière de santé au travail

S'agissant des arrêts maladie

3 nouvelles mesures sont à prendre en compte dans ce domaine :

  • à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'un arrêt initial et de sa prolongation sera plafonnée par décret, sans pouvoir être inférieure à 1 mois pour l'arrêt initial et 2 mois pour la prolongation ;
  • le médecin qui prescrit l'arrêt de travail sera désormais tenu d'indiquer les motifs justifiant l'interruption de travail, en expliquant en quoi l'état de santé empêche le salarié de travailler ;
  • depuis le 1er janvier 2026, la visite de pré-reprise pourra être organisée pour tout arrêt de travail d'une durée supérieure à 30 jours.

S'agissant des accidents du travail et des maladies professionnelles

Consécutivement à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), aucune durée maximale n'était prévue pour le versement des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 revient sur ce sujet et prévoit, pour les AT/MP survenus à compter du 1er janvier 2027, une durée maximale de versement de ces IJSS (qui pourrait être fixée à 4 ans, sous réserve de confirmation par décret).

Par ailleurs, il est prévu une révision du système de reconnaissance des maladies professionnelles.

En matière de contrôle et de contentieux

En matière de recouvrement des cotisations sociales

Dans le but de faciliter le recouvrement des créances sociales, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 propose d'aménager la procédure de recouvrement des cotisations et contributions sociales en instaurant un droit de communication des Urssaf ou de la MSA au bénéfice du président du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire compétent.

Cette mesure vise à faire de la créance sociale une créance « privilégiée », visant le montant des créances dues par un cotisant.

En matière de lutte contre les fraudes sociales

Pour les procédures engagées à compter du 1er juin 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réhausse les majorations des cotisations et contributions sociales mises en recouvrement en cas de délit avéré de travail dissimulé.

À compter de cette date, les taux de majoration seront donc de :

  • 35 % en cas de travail dissimulé (contre 25 % jusqu'alors) ;
  • 50 % en cas de circonstance aggravante (contre 40 % jusqu'alors).

Il faut noter que la majoration de 45 % applicable en cas de récidive et la majoration de 60 % applicable en cas de récidive et de circonstances aggravantes demeurent inchangées.

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05/01/2026

Les nouveautés sociales applicables pour les salariés et les dirigeants en 2026

De nombreuses mesures viennent bouleverser les obligations et avantages sociaux bénéficiant aux particuliers, certaines intéressant plus spécifiquement les dirigeants et les entreprises. Faisons le point sur les principales mesures à connaitre…

Un nouveau congé supplémentaire de naissance

À côté des dispositifs de congés parentaux existants, il est institué un congé supplémentaire de naissance indemnisé par la Sécurité sociale et créé pour les parents d'enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 (ou pour les enfants dont la naissance était censée intervenir à compter de cette date).

La durée de ce congé est de 1 mois ou de 2 mois au choix du parent et pourra être fractionnée en 2 périodes d'un mois chacune (selon des modalités restant à définir par décret).

Ce congé est ouvert au parent qui a déjà bénéficié d'un congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption, et seulement après avoir épuisé ce droit.

L'employeur doit être informé par le salarié de sa volonté de bénéficier du congé supplémentaire de naissance de l'enfant dans un délai (dit « de prévenance ») qui reste encore à définir par décret.

Ce congé donnera lieu au versement d'indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) calculées à partir du revenu net antérieur, selon un montant et des modalités qui seront définis par décret. Le versement sera conditionné à la cessation de toute activité professionnelle pendant la période indemnisée.

Il faut noter que le ministère de la Santé a annoncé le 26 décembre 2025 que l'entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance qui concerne tous les parents d'enfants nés, adoptés ou censés naître au 1er janvier 2026 aura lieu au mois de juillet 2026, pour des raisons techniques incompressibles.

Une suspension de la réforme des retraites (et plusieurs mesures associées)

La loi de financement de la Sécurité sociale suspend l'âge légal de départ à la retraite, telle qu'il avait été mis en œuvre par la réforme de 2023, jusqu'au 1er janvier 2028. L'âge cible de 64 ans concernera donc les générations à partir de 1969 (au lieu de 1968)

De même, alors que la réforme des retraites avait accéléré le calendrier d'augmentation de la durée d'assurance exigée pour obtenir une pension de retraite à taux plein, la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 suspend cette réforme jusqu'au 1er janvier 2028 pour que la cible des 172 trimestres requise ne concerne plus que les générations nées après 1966 et non plus 1965.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 durcit les règles liées au cumul emploi-retraite, pour les assurés qui bénéficieront de leur 1<sup>re</sup> pension de retraite à compter du 1er janvier 2027. Concrètement :

  • avant d'avoir atteint l'âge d'ouverture des droits à la retraite, la pension servie sera réduite à due concurrence des revenus professionnels et de remplacement ;
  • entre l'âge d'ouverture des droits et 67 ans, il sera possible de bénéficier du cumul d'emploi retraite dans la limite d'un plafond, lequel sera fixé par un décret ;
  • à partir de 67 ans, la pension pourra être entièrement cumulée avec les revenus professionnels et de remplacement.

Enfin, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les majorations de durée d'assurance (liées à la maternité, l'éducation, l'adoption et le congé parental) seront considérées comme des périodes cotisées pour l'ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue, dans le respect d'une durée maximale qui sera fixée par un décret.

Du nouveau en matière de services à la personne

S'agissant du crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne », le gouvernement a mis en place un système permettant que la partie financée par l'État ou les collectivités soit déduite immédiatement de la facture supportée par les particuliers employeurs.

La garde d'enfants de moins de 6 ans devait initialement être incluse dans ce dispositif au plus tard le 1er juillet 2026. Toutefois, en raison de la refonte du service Pajemploi et de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), la garde d'enfants de moins de 6 ans ne pourra être intégrée au dispositif d'avance immédiate du crédit d'impôt qu'à une date définie par décret, et au plus tard le 1er septembre 2027, afin de garantir le bon fonctionnement du système et d'éviter les erreurs ou risques de fraude.

S'agissant du complément de libre choix du mode de garde (CMG), 2 mesures sont à noter :

  • il est prévu une exclusion de certaines indemnités du calcul du plafond horaire du niveau de rémunération conditionnant le bénéfice du CMG ;
  • le bénéfice du CMG est conditionné à l'utilisation de Pajemploi +.

Recentrage et durcissement du dispositif ACRE

L'aide à la création et à la reprise d'entreprise (ACRE), telle que régie par le Code de la Sécurité sociale, désigne un dispositif d'exonération de cotisations patronales accordée au créateur ou repreneur d'entreprise pour la fraction de son revenu inférieure au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).

À compter du 1er janvier 2026, l'ACRE est recentrée sur son public initial cible, à savoir les demandeurs d'emploi et les personnes vulnérables. Ainsi, le dispositif n'est plus ouvert qu'aux :

  • demandeurs d'emploi indemnisés ;
  • demandeurs d'emploi non indemnisés mais inscrits à France Travail (pendant au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois) :
  • bénéficiaires du RSA ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • personnes âgées de 18 à moins de 26 ans ;
  • personnes en situation de handicap et âgées de moins de 30 ans (ou qui ne remplissent pas la condition de durée d'activité antérieure pour bénéficier de l'allocation d'assurance chômage) ;
  • salariés (ou licenciés) d'une entreprise soumise à une procédure collective ;
  • personnes ayant conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise ;
  • personnes ayant créé ou repris une entreprise implantée au sein d'une des zones France ruralité revitalisation ;
  • bénéficiaires de la prestation partagée de l'enfant ;
  • bénéficiaires du complément de libre choix d'activité.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 généralise à compter du 1er janvier 2026 la procédure de demande d'exonération qui devra être formulée auprès de l'Urssaf par les personnes souhaitant en bénéficier.

Enfin, le niveau même de l'exonération de l'ACRE sera abaissé, selon des modalités à définir par décret.

Aménagement du régime social des « management packages »

La loi de finances pour 2025 a instauré un régime d'imposition et d'assujettissement aux cotisations sociales pour les gains nets réalisés à l'occasion de la cession d'instruments connus sous le nom de « management package ».

Alors que les règles fiscales ont été mises en place sans limitation de durée, les règles sociales l'ont été jusqu'au 31 décembre 2027.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 met fin à cette limitation et pérennise dans le temps le régime social applicable aux gains issus de ces management packages.

Dans le même temps, les règles en matière de CSG, de cotisations sociales et de contribution salariale libératoire sont aménagées.

Autres mesures à connaître

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 augmente de 1,4 point la CSG applicable sur les revenus du patrimoine et placement pour la porter à 10,6 %, pour les contributions dues au titre des revenus versés à compter du 1er janvier 2026.

Enfin, en matière de recouvrement des pensions alimentaires, à partir du 1er avril 2026, la procédure de paiement direct des pensions alimentaires mise en œuvre par l'intermédiation de la CAF pourra concerner les 5 dernières années d'impayés, le cas échéant, et non plus les 2 dernières années comme auparavant.

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05/01/2026

En 2026, les principales nouveautés sociales pour les entreprises

Après les nombreux débats qui ont émaillé son examen, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025. Voici les principales mesures à retenir impactant les entreprises…

En matière de cotisations sociales

S'agissant de la réduction générale de cotisations patronales

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit une règle spéciale pour les entreprises dont la branche à laquelle elles appartiennent applique un salaire minimum conventionnel inférieur au SMIC pendant toute l'année précédente, et qui n'ont pas prévu de rémunérations au-dessus du SMIC.

Dans ce cas, la réduction générale de cotisations patronales est calculée en prenant en considération comme paramètre, non pas le SMIC, mais le salaire minimum conventionnel, ce qui a pour effet de diminuer le montant de cette réduction.

S'agissant des heures supplémentaires

La déduction forfaitaire de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ne s'applique qu'aux entreprises employant moins de 250 salariés. Elle est égale à 1,5 € par heure dans les entreprises de moins de 20 salariés et à 0,5 € par heure (ou 3,50 € par jour monétisé pour les salariés en forfait jours) dans les entreprises de 20 à moins de 250 salariés.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend le bénéfice de cette déduction forfaitaire, à hauteur de 0,5 € par heure, aux entreprises de plus de 250 salariés, pour les heures supplémentaires effectuées à compter du 1er janvier 2026.

S'agissant de la contribution patronale due à l'occasion d'une rupture conventionnelle ou d'une mise à la retraite

Le taux de la contribution patronale spécifique due sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite est réhaussé à hauteur de 40 %, contre 30 % auparavant, et ce, dès le 1er janvier 2026.

Il faut ici noter que des précisions sont attendues sur la date d'entrée en vigueur effective de cette augmentation (prise en compte de la date de rupture du contrat ou celle de versement des indemnités).

S'agissant des cotisations patronales d'assurance vieillesse

Il faut noter que les entreprises de plus de 300 salariés qui ne respectent pas leur obligation de négociation sur l'emploi, le travail et l'amélioration des conditions de travail des séniors se verront appliquer un malus sur les cotisations patronales d'assurance vieillesse (selon des modalités à définir par décret).

En matière de santé au travail

S'agissant des arrêts maladie

3 nouvelles mesures sont à prendre en compte dans ce domaine :

  • à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'un arrêt initial et de sa prolongation sera plafonnée par décret, sans pouvoir être inférieure à 1 mois pour l'arrêt initial et 2 mois pour la prolongation ;
  • le médecin qui prescrit l'arrêt de travail sera désormais tenu d'indiquer les motifs justifiant l'interruption de travail, en expliquant en quoi l'état de santé empêche le salarié de travailler ;
  • depuis le 1er janvier 2026, la visite de pré-reprise pourra être organisée pour tout arrêt de travail d'une durée supérieure à 30 jours.
S'agissant des accidents du travail et des maladies professionnelles

Consécutivement à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), aucune durée maximale n'était prévue pour le versement des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 revient sur ce sujet et prévoit, pour les AT/MP survenus à compter du 1er janvier 2027, une durée maximale de versement de ces IJSS (qui pourrait être fixée à 4 ans, sous réserve de confirmation par décret).

Par ailleurs, il est prévu une révision du système de reconnaissance des maladies professionnelles.

En matière de contrôle et de contentieux

En matière de recouvrement des cotisations sociales

Dans le but de faciliter le recouvrement des créances sociales, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 propose d'aménager la procédure de recouvrement des cotisations et contributions sociales en instaurant un droit de communication des Urssaf ou de la MSA au bénéfice du président du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire compétent.

Cette mesure vise à faire de la créance sociale une créance « privilégiée », visant le montant des créances dues par un cotisant.

En matière de lutte contre les fraudes sociales

Pour les procédures engagées à compter du 1er juin 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réhausse les majorations des cotisations et contributions sociales mises en recouvrement en cas de délit avéré de travail dissimulé.

À compter de cette date, les taux de majoration seront donc de :

  • 35 % en cas de travail dissimulé (contre 25 % jusqu'alors) ;
  • 50 % en cas de circonstance aggravante (contre 40 % jusqu'alors).

Il faut noter que la majoration de 45 % applicable en cas de récidive et la majoration de 60 % applicable en cas de récidive et de circonstances aggravantes demeurent inchangées.

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19/12/2025

CPF : un ordre de priorité précis entre les différentes sources de financement

Le compte personnel de formation (« CPF ») peut être alimenté par plusieurs financeurs : droits inscrits sur le compte, versements spécifiques, abondements de l'employeur ou d'autres organismes… L'ordre dans lequel la Caisse des dépôts doit mobiliser ces ressources pour payer une formation vient d'être clarifié. Objectif : sécuriser le financement des dossiers CPF et harmoniser les pratiques.

CPF : un ordre de priorité précis entre les différentes sources de financement

Pour mémoire, le compte personnel de formation (CPF) permet à chaque actif âgé d'au moins 16 ans de financer des formations grâce à des droits monétisés, gérés par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Ce compte peut être alimenté par plusieurs sources : droits « classiques » CPF, versements issus d'accords, sanctions, abondements de l'employeur, de France Travail, d'organismes publics, etc.

Rappelons que, depuis le 17 avril 2025, la réglementation permet à l'employeur de réserver sa dotation volontaire au CPF à certaines actions de formation préparant à une ou plusieurs certifications précisément identifiées.

Ainsi, à compter du 5 décembre 2025, la loi précise désormais clairement l'ordre de priorité des droits CPF à mobiliser pour financer une formation, afin de sécuriser le traitement des dossiers par la Caisse des dépôts et des consignations.

D'abord, la Caisse des dépôts et consignations doit mobiliser les ressources « fléchées » qui alimentent le CPF (droits inscrits sur le compte, certains versements dédiés, dispositifs spécifiques), en fonction d'un ordre restant encore à définir par un texte non-paru à ce jour.

Concrètement, ce 1er niveau de financement à utiliser en priorité concerne les fonds correspondant à l'alimentation supplémentaire versée par :

  • l'employeur, France Travail, les OPCO, la CARSAT, etc., en application d'accords collectifs d'entreprise, de branche ou conclus avec les organismes ;
  • l'abonnement correctif que versent les entreprises de 50 salariés et plus qui n'ont pas respecté les règles relatives à l'entretien de parcours professionnel (ex-entretien professionnel) ;
  • l'abondement des salariés des plateformes numériques et celui dont bénéficient les lanceurs d'alerte, et celui dont bénéficie le salarié licencié dans le cadre d'un accord de performance collective.

Ce n'est que si ces ressources ne suffisent pas que peuvent être utilisées les ressources prévues pour financer les droits normalement acquis par le titulaire du compte.

Enfin, si le financement reste insuffisant, la Caisse des dépôts et consignations mobilise, là encore selon un ordre déterminé par un texte non encore paru à ce jour, les abondements complémentaires (employeur, France Travail, Agefiph, autres organismes, etc.).

Notez que les droits du compte personnel du prévention peuvent être mobilisé en dernier ressort.

Concrètement, ces abonnements complémentaires, à utiliser en dernier lieu, correspondent aux sommes versées afin d'assurer le financement d'une formation dont le coût est supérieur aux droits inscrits.

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18/12/2025

Le SMIC évolue au 1er janvier 2026

Comme chaque début d'année, le montant du Smic est revalorisé à partir du 1er janvier. Il en va de même du minimum garanti. Voici les montants à retenir applicables à compter du 1er janvier 2026…

SMIC : une augmentation de 1,18 % pour 2026

Chaque début d'année est marqué par une revalorisation du revenu minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), selon des indicateurs structurels économiques.

À compter du 1er janvier 2026, il est fixé à 12,02 € bruts de l'heure (augmentation de 1,18 %), soit une rémunération mensuelle brute de 1 823,03 € bruts sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires.

Ces montants s'appliquent en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pour Mayotte, le taux horaire est de 9,33 € bruts (augmentation de 3,90 %), soit une rémunération mensuelle brute de 1 415,05 € bruts sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires.

Le minimum garanti, quant à lui, s'établit à 4,25 € à compter du 1er janvier 2026.

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