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01/12/2025

Tableau des cotisations sociales dues par les commerçants - Année 2025

La base de calcul et les barèmes des cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants vont évoluer à compter de la régularisation des cotisations de l'année 2025 (après la déclaration des revenus 2025, en 2026).

1/ Assiette et taux des cotisations

Tableau récapitulatif des cotisations sociales au 1er janvier 2025

Cotisation

Base de calcul

Taux applicable

Maladie-maternité

Revenus inférieurs à 18 840 €

0 %

 Revenus compris entre 18 840 € et 28 260 €

Taux progressif :

0,5 % à 4,5 %

Revenus supérieurs à 28 260 € et jusqu'à 51 810 €

De 4 ,5 % à 7,20 %

Revenus compris entre 51 810 € et 235 500 € inclus

 

7,20%

Fraction des revenus supérieure 235 500 €

6,50 %

Indemnités journalières de sécurité sociales

Revenus inférieurs à 235 500 €

0,50%

Allocations familiales 

Revenus inférieurs à 51 810€ (110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale)

0 %

Revenus compris entre 51 810 € et 57 740 € (110 % et 140 % du Pass)

Taux progressif :

0 à 3,10 %

Revenus supérieurs à 57 540€ (140 % du Pass)

3,10 %

Retraite de base

Dans la limite de 47 100 €

17,75 %

Au-delà de 47 100€

0,60 %

Retraite complémentaire

Dans la limite de 43 891 €

7 %

Entre 43 891 € et 188 400 € (4 PASS)

8 %

Invalidité – Décès

Dans la limite de 47 100 €

1,30 %

CSG/CRDS

Montant du revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires

9,70 %

Revenus de remplacement

6,70 %

Contribution à la formation professionnelle

Commerçant : Sur la base de 47 100 €

0,25 % Soit 116€

Commerçant + conjoint collaborateur : sur la base de 47 100 €

0,34 % soit 160 €

2/ Assiette et cotisations minimales 

Cotisation

Assiette minimale

Cotisation minimale pour les commerçants

Maladie (y compris indemnités journalières)

18 840 €

0,50 % 

94 €

maladie 1 : 0%, 0 €
maladie 2 : 0,5 % 94€

Retraite de base

5 346 € 
(450 heures du SMIC)

17,75 %

949 €

Invalidité – Décès

5 417 € 
(11,5 % du PASS)

1,3 %

70 €

Formation professionnelle au titre de l'année 2025

Pas d'assiette minimale, assise sur une base forfaitaire de 47 100 € (soit 1 PASS)

0,25 %

118 €

En présence du conjoint collaborateur Pas d'assiette minimale, assise sur une base forfaitaire de 47 100 € (soit 1 PASS)

0,34 % 
160 €

Il n'existe pas de cotisation minimale ni pour la maladie, ni pour la retraite complémentaire, ni pour les allocations familiales ou la CSG/CRDS.

3/ Assiette et cotisations forfaitaires provisionnelles au titre des 2 premières années d'activité

En cas de création d'entreprise en 2025, vous pouvez bénéficier de l'ACRE pendant 12 mois, sous certaines cotisations. 

Exonération ACRE selon les revenus

REVENU

NATURE DE L'EXONÉRATION

Revenu < 35 325 €

(75 % du PASS)

Exonération totale de ces cotisations

35 325 € < revenu < 47 100 €

(75% du PASS < revenu < 100% PASS)

Exonération dégressive

Revenu > 47 100 €

(1PASS)

Pas d'exonération

 

Durant cette période, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire, dont le montant est proratisé pour un début d'activité en cours d'année 2025. Durant cette période, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire, dont le montant est proratisé pour un début d'activité en cours d'année 2025. 

Cotisations non exonérées, calculées sur une base forfaitaire

Cotisation

Base forfaitaire de calcul

Taux et montant annuel

Retraite complémentaire

8 949 €

(19 % du PASS)

7 %

626 €

CSG-CRDS

8 949€

(19 % du PASS)

9,7 %

868 €

Formation Professionnelle (CFP)
Commerçants

47 100 €

(1 PASS)

0,25 %

118€

En cas d'exonération ACRE dégressive ou en cas d'absence d'exonération, un complément de cotisations, non exonérées en 2024, sera réclamé, après la réalisation de la déclaration de revenus.

Montants des cotisations de 1re année d'activité 2025 sans exonération ACRE

Cotisation

Règles et bases de calcul

Montant de la cotisation

Retraite de base

8 949 €

(19 % PASS)

1 588 €

Retraite complémentaire

8 949 €

(19 % PASS)

626 €

Invalidité - décès

8 949 €

(19 % PASS)

116 €

Maladie

18 840 €

(40 % PASS)

0 €

Indemnités journalières

18 840 €

(40 % PASS)

94 €

Allocations familiales

8 949€

(19 % PASS)

0 €

CSG/ CRDS

8 949 €

(19 % PASS)

868 €

CFP due au titre de 2025 et payable en novembre 2025

0,25 % de 47 100 €

(1 PASS)

118 €

 CFP due au titre de 2025 et payable en novembre 2025

En présence d'un conjoint collaborateur 

0,34 % de 47 100 € 

(1 PASS)

160 €

 


Source : 

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01/12/2025

Tableau des cotisations sociales dues par les médecins du secteur 2 Année 2025

1/ Assiette et taux des cotisations

Tableau récapitulatif des cotisations sociales au 1er janvier 2025

En tant que médecin de secteur 2, vos taux de cotisations s'appliquent sur la totalité des revenus d'activité non salariée et sont les suivants :

Assurance maladie - Taux pour un médecin de secteur 2

Assurance maladie - Taux pour un médecin de secteur 2

 

Taux

Pour les revenus inférieurs à 18 840 €

0 %

Pour les revenus compris entre 18 840 € et 51 810 €

Taux progressif : entre 0 % et 6,50 %

Pour les revenus supérieurs à 51 810 €

6,50 %

Assurance maladie sur les revenus conventionnés en dépassements d'honoraires et sur les revenus non conventionnés (à l'exception des revenus tirés des activités non salariées réalisées dans des structures dont le financement inclut votre rémunération et de la participation à la permanence des soins)

3,25% 

 

Allocations familiales - Taux pour un médecin de secteur 2

 

Taux

Pour les revenus inférieurs à 51 810 €

0 %

Pour les revenus compris entre 51 810 € et 65 940 €

Taux progressif : entre 0 % et 3,10 %

Pour les revenus supérieurs à 65 940 €

3,10 %

 

Contributions sociales - Taux pour un médecin de secteur 2

 

Taux

CSG-CRDS

9,70 % du revenu d'activité non salarié (déduction faite des revenus de remplacement qui ont subi un précompte de CSG-CRDS) + cotisations personnelles obligatoires

Contribution aux unions régionales des professionnels de santé (Curps)

0,50 % du revenu d'activité non salarié dans la limite de 236 € pour 2025

Contribution à la formation professionnelle (CFP)

0,25 %(1) du plafond annuel de la Sécurité sociale soit 118 €

(1) Si votre conjoint a opté pour le statut de conjoint collaborateur, le taux est de 0,34 %

 

Indemnités journalières du praticien ou auxiliaire médical - Taux pour un médecin de secteur 2

 

Taux

Taux de cotisation

0,3 %

Assiette minimale

40 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass)

Assiette maximale

3 Pass

 

 

Indemnités journalières du conjoint collaborateur - Taux pour un médecin de secteur 2

 

Taux

Taux de cotisation

0,3 %

Assiette forfaitaire

40 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass)

 

2/. Assiette forfaitaire et cotisations de début d'activités

Les deux premières années d'affiliation, vous bénéficiez de réductions de cotisations sous certaines conditions.
 

1re année d'affiliation en 2025 (médecin de moins de 40 ans)
et 2e année d'affiliation en 2025

Régimes

Secteur 1

Secteur 2

Base (provisionnel)(1)

712 € (2)

904 €

Complémentaire

0 €

0 €

ASV
- Part forfaitaire
- Part ajustement


1 852 €
113 €


5 556 €
340 €

Invalidité-décès

623 €

623 €

Total

3 300 €

7 423 €


(1)Pour le régime de base, les cotisations provisionnelles sont recalculées, à l'exception de celles de la première année, en fonction des revenus nets d'activité indépendante 2024 lorsque ceux-ci sont connus.
(2)Tenant compte de la participation des caisses maladie à la cotisation des médecins en secteur 1 (Compensation CSG).

Régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV)

La part forfaitaire s'élève à 5 556 € en 2025.

La part d'ajustement est assise pour les deux premières années civiles d'affiliation, sur les mêmes bases forfaitaires retenues pour le régime de base (8 949 € en 1ere et 2e année en 2025) soit des cotisations de 340 € en 1re et 2e année en 2025.

Les médecins en secteur 2 règlent la totalité de la cotisation : part forfaitaire et part d'ajustement.

3/. Cotisations du conjoint collaborateur

Le choix des cotisations des régimes de base, complémentaire et invalidité-décès doit être formulé dans le mois qui suit le début de la collaboration. Il est valable pour trois ans et reconduit pour une durée de trois ans (renouvelable), sauf demande contraire du conjoint collaborateur. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable du médecin.

 

Exemple de cotisations du 1er janvier au 31 décembre 2025, pour le conjoint d'un médecin déclarant un revenu de 80 000 €.

Régime de base  

Choix

Personne concernée

Assiette des cotisations

Secteur 1

Secteur 2

Points

1

 Conjoint

 Revenu forfaitaire(1)

2 378 €

2 378 €

265,00

 Médecin

 Intégralité des revenus

4 164 €

5 372 €

533,49

 Total (médecin + conjoint)

6 542 €

7 750 €

-

2 Sans partage d'assiette

 

 Conjoint (2)

 25 % des revenus du médecin
 ou 50 % des revenus du médecin

2 020 €
4 040 €

2 020 €
4 040 €

225,00
450,10

 Médecin

 Intégralité des revenus

4 164 €

5 372 €

533,49

Total (médecin + conjoint)

25 %
50 %

6 184 €
8 204 €

7 392 €
9 412 €

-
-

3 Avec partage d'assiette

 

 Conjoint

 25 % des revenus du médecin (3)
 ou 50 % des revenus du médecin (4)

1 343 €
2 686 €

1 343 €
2 686 €

133,30
266,70

 Médecin

 75 % des revenus (5)
 ou 50 % des revenus (4)

2 821 €
1 478 €

4 029 €
2 686 €

399,90
266,70

Total (médecin + conjoint)

25 %
50 %

4 164 €
4 164 €

5 372 €
5 372 €

-
-


Si aucun choix de cotisations n'est effectué, la cotisation est calculée sur le revenu forfaitaire choix 1.

(1) Égal à la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale
(2) Tranche 1 : 8,23 % jusqu'à 47 100 € - Tranche 2 : 1,87 % jusqu'à 235 500 €.
Dans le cas 3 les tranches sont réduites en proportion du choix d'assiette :
(3) si 25 % : Tranche 1 : jusqu'à 11 775 € - Tranche 2 : jusqu'à 58 875 €
(4) si 50 % : Tranche 1 : jusqu'à 23 550 € - Tranche 2 : jusqu'à 117 750 €
(5) si 75 % : Tranche 1 : jusqu'à 35 325 € - Tranche 2 : jusqu'à 176 625 €

 

 

Régime complémentaire

Choix

Personne concernée

Cotisations

Montants

Points

1

 Conjoint

 Le quart  de la cotisation du médecin

2 040 €

  1,21

 Médecin

 Cotisation sur l'intégralité des revenus

8 160 €

  4,84

 Total (médecin + conjoint)

10 200 €

   -

2

 Conjoint

 La moitié  de la cotisation du médecin

4 080 €

  2,43

 Médecin

 Cotisation sur l'intégralité des revenus

8 160 €

  4,84

 Total (médecin + conjoint)

12 240 €

   -


Si aucun choix de cotisations n'est effectué, la cotisation est égale au quart de celle du médecin (choix 1).

 

Régime invalidité-décès

Choix

Personne concernée

Cotisations

Montants

1

 Conjoint

Le quart de la cotisation du médecin

  189 €

 Médecin

 

  754 €

 

  943 €

2

 Conjoint

La moitié de la cotisation du médecin

  377 €

 Médecin

 

  754 €

 Total (médecin + conjoint)

1 131 €


Si aucun choix de cotisations n'est effectué, la cotisation est égale au quart de celle du médecin (choix 1).


Source : 

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01/12/2025

Tableau des cotisations sociales dues par les professions libérales - Année 2025

L'article 18 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 (loi 2023-1250 du 26 décembre 2023) réforme l'assiette des cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants, à compter de la régularisation des cotisations de l'année 2025 (après la déclaration des revenus 2025, en 2026).

Le décret n° 2024-688 du 5 juillet 2024 révise le barème des cotisations des travailleurs indépendants, en lien avec cette réforme de l'assiette sociale. Cette modification des barèmes sera appliquée en même temps que la réforme de l'assiette sociale, soit à partir d'avril 2026 avec l'ouverture de la campagne de la déclaration des revenus 2025.

Les barèmes présentés ici pour 2025 ne tiennent pas compte de cette réforme.

     1/ Assiette et taux des cotisations

Cotisations maladie maternité 1 en métropole

Base de calcul

Taux

Revenus inférieurs à 18 840 €

0 %

Revenus compris entre 18 840 € et 28 260 €

Taux progressif de 0 % à 4 %

Revenus supérieurs à 28 260 € et jusqu'à 51 810 €

Taux progressif de 4 % à 6,70 %

Revenus compris entre 51 810 € et 235 500 € inclus

6,70 %

Part des revenus supérieure 235 500 €

6,50 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cotisations maladie 2 en métropole (indemnités journalières maladie)

Base de calcul

Taux

Dans la limite de 235 500 €

0,50 %


Retraite de base en métropole

Base de calcul

Taux

Revenus dans la limite de 47 100 €

17,75 %

Revenus supérieurs à 47 100 €

0,60 %

 

Retraite complémentaire en métropole 

 

Base de calcul

Taux

Revenus dans la limite de 43 891 €
Plafond spécifique du régime complémentaire des indépendants

7 %

Revenus compris entre 43 891 € et 188 400 €

8 %

 

Invalidité – décès en métropole 

Base de calcul

Taux

Revenus dans la limite de 47 100 € (1 Pass)

1,30 %



Allocations familiales en métropole 

Base de calcul

Taux

Revenus inférieurs à 51 810 € (110 % du Pass)

0 %

Revenus compris entre 51 810 € et 65 940 € (110 % et 140 % du Pass)

De 0 % à 3,10 %

Revenus supérieurs à 65 940 € (140 % du Pass)

3,10 %

CSG-CRDS en métropole 

 

Base de calcul

Taux

Revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires

9,70 %

Revenus de remplacement

6,70 %

 

CPF due au titre de 2025 payable en novembre 2025 – Commerçant ou profession libérale non réglementée 

Base de calcul

Taux

Sur la base de 47 100 € (1 Pass)

0,25 %

 

2/. Cotisations minimales en métropole 

 

Cotisations

Maladie 2 (indemnités journalières maladie)

Retraite de base

Invalidité - décès

Formation professionnelle (cotisations forfaitaire)

Base de calcul

18 840 €

5 346 €

5 417 €

47 100 €

Taux

0,50 %

17,75 %

1,30 %

0,25 % - 0,29 % - 0,34 %

Montant minimal annuel

94 €

949 €

70 €

118 € - 137 € - 160 € (1)

(1) 118 € pour les commerçants ou les professions libérales non réglementées, 137 € pour les artisans et 160 € pour les commerçants ou les professions libérales non réglementées avec conjoint collaborateur.

Si vos revenus sont déficitaires ou inférieurs à certains seuils, vous devez cotiser sur une base annuelle minimale (sauf cas particulier) même si vous êtes par ailleurs salarié ou retraité.

Ces cotisations minimales vous garantissent de bénéficier d'un minimum de prestations sociales.

En revanche, les cotisations minimales ne s'appliquent pas si vous êtes bénéficiaire du RSA ou de la prime d'activité. Dans ce cas, vos cotisations sont calculées sur votre revenu réel, sauf demande contraire de votre part. 

3/. Cotisations maximales 

 

Cotisations

Base de calcul

Taux

Cotisation maximale

Maladie - maternité 1

Part du revenu supérieur à 235 500 € (5 Pass)

6,50 %

Cotisation non plafonnée

Maladie 2 (indemnités journalières)

0,50 % dans la limite de 5 Pass (235 500 €)

 

1 178 €

Régime vieillesse de base

17,75 % du revenu dans la limite de 47 100 € (1 Pass) + 0,60 % du revenu au-delà de 47 100 €

 

Cotisation non plafonnée

Régime vieillesse complémentaire

Part de revenu inférieure ou égale à 43 891 € (1 plafond RCI : plafond spécifique au régime complémentaire des indépendants)

7 %

3 072 €

Régime vieillesse complémentaire

Part de revenu comprise entre 43 891 € et 188 400 € (4 Pass), soit 144 509 €

8 %

11 561 €

Invalidité - décès

47 100 € (1 Pass)

1,3 %

612 €

Allocations familiales

Revenu

3,10 %

Cotisation non plafonnée

CSG-CRDS

Revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires

9,70 %

Cotisation non plafonnée

CSG-CRDS

Revenus de remplacement

6,70 %

Cotisation non plafonnée

CFP - contribution formation professionnelle due au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Commerçant (ou profession libérale non réglementée) seul

47 100 € (1 Pass)

0,25 %

118 €

CFP - contribution formation professionnelle due au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Commerçant (ou profession libérale non réglementée) et conjoint collaborateur

47 100 € (1 Pass)

0,34 %

160 €

CFP - contribution formation professionnelle due au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Artisan

47 100 € (1 Pass)

0,29 %

137 €

 

4/. Cotisations et assiette 2025 de cotisations sociales professions libérales non réglementées 

Première ou deuxième année d'activité en 2025

En cas de création d'entreprise en 2025, l'exonération Acre peut être accordée sous certaines conditions pendant 12 mois.

 

Exonération Acre selon les revenus

Montant du revenu

Nature de l'exonération

Revenu < 35 325 € (75 % du Pass)

Exonération totale de ces cotisations

35 325 € < revenu < 47 100 € (75 % du Pass < revenu < 100 % du Pass)

Exonération dégressive

Revenu > 47 100 € (1 Pass)

Pas d'exonération

Durant cette période, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire (montant proratisé pour un début d'activité en cours d'année 2025, sauf la CFP qui est forfaitaire).

Cotisations non exonérées, calculées sur la base forfaitaire

 

Cotisations

Base forfaitaire de calcul

Taux

Montant annuel

Retraite complémentaire

8 949 € (19 % du Pass)

7 %

626 €

CSG-CRDS

8 949 € (19 % du Pass)

9,7 %

868 €

Formation professionnelle (CFP) pour les artisans

47 100 € (1 Pass)

0,29 %

137 €

Formation professionnelle (CFP) pour les commerçants et professions libérales non réglementées seuls

47 100 € (1 Pass)

0,25 %

118 €

Formation professionnelle (CFP) pour les commerçants et professions libérales non réglementées + conjoint collaborateur

47 100 € (1 Pass)

0,34 %

160 €

En cas d'exonération Acre dégressive ou en cas d'absence d'exonération Acre, un complément de cotisations non exonérées en 2026 sera réclamé, après la réalisation de la déclaration de revenus.

 

Montants des cotisations de la 1ère année d'activité en 2025 sans exonération Acre

Cotisations

Base de calcul

Taux

Montant de la cotisation

Retraite de base

8 949 € (19 % du Pass)

 

1 588 €

Retraite complémentaire

8 949 € (19 % du Pass)

 

626 €

Invalidité - décès

8 949 € (19 % du Pass)

 

116 €

Maladie (y compris indemnités journalières)

18 840 € (40 % du Pass)

 

94 €

Allocations familiales

8 949 € (19 % du Pass)

 

0 €

CSG-CRDS

8 949 € (19 % du Pass)

 

868 €

CFP au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Commerçant ou profession libérale non réglementée

47 100 € (1 Pass)

0,25 %

118 €

CFP au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Commerçant ou profession libérale non réglementée et conjoint collaborateur

47 100 € (1 Pass)

0,34 %

160 €

CFP au titre de 2025 payable en novembre 2025 - Artisan

47 100 € (1 Pass)

0,29 %

137 €

Montant total des cotisations (hors cotisation formation)

  

3 292 €

 


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28/11/2025

ASC du CSE : bientôt la fin de la tolérance pour le critère d'ancienneté !

Les CSE doivent, très bientôt, revoir leurs critères d'attribution des aides aux activités sociales et culturelles (ASC) pour éliminer toute référence à l'ancienneté du salarié, faute de quoi ils s'exposent à des contrôles et à un risque de redressement. Date butoir : le 31 décembre 2025…

ASC du CSE : plus qu'un mois pour supprimer le critère d'ancienneté !

Les activités sociales et culturelles (ASC) proposées par le CSE bénéficient d'un régime d'exonération de cotisations sociales, à condition notamment qu'aucun critère discriminatoire ne régisse leur attribution.

L'une d'elles concerne les critères d'attribution de ces prestations qui ne peuvent pas être fondés sur un motif discriminatoire.

À ce titre, justement, et par principe, les ASC ne peuvent pas être conditionnées par une ancienneté minimale du salarié dans la structure.

Toutefois, et par dérogation, l'URSSAF tolérait que l'accès à ces ASC soit conditionné par une ancienneté maximale de 6 mois tout en maintenant l'exonération de cotisations et contributions sociales.

C'était sans compter le juge qui, en avril 2024, est venu prohiber cette possibilité.

Désormais, aucune exception : l'accès aux ASC ne pourra pas être conditionné à un quelconque critère d'attribution, et notamment d'ancienneté.

Les CSE ont jusqu'au 31 décembre 2025 pour modifier les critères de versement de ces ASC et pour se mettre en conformité avec cette nouvelle règle, susceptible de faire l'objet de contrôles ultérieurs.

ASC du CSE : bientôt la fin de la tolérance pour le critère d'ancienneté ! - © Copyright WebLex

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28/11/2025

Navires : quelques précisions en matière d'installation de sanitaires…

Les navires sont soumis à diverses règles visant les questions de sécurité et de prévention de la pollution. Ces normes traitent également de l'habitabilité des bateaux, en fonction de leur taille et de leur utilisation. Des précisions très concrètes ont ainsi été apportées en matière d'équipements sanitaires…

Sanitaires : une question de temps de navigation…

Pour rappel, il revient à l'autorité compétente, c'est-à-dire la commission d'étude en charge du navire, de fixer les règles d'installation d'équipements des navires de commerce ou de pêche ayant une longueur hors tout inférieure à 12 mètres en fonction de leurs caractéristiques et de leurs conditions de navigation.

Concrètement, ces navires doivent être dotés de toilettes et d'un lavabo. Dans la mesure du possible, les sanitaires, les vestiaires et les cabines des hommes doivent être séparés de ceux des femmes.

Jusqu'à présent, la commission d'étude pouvait exempter un navire de procéder à l'installation de sanitaires en raison de sa conception, mais uniquement si le bateau avait une longueur hors tout inférieure à 10 mètres et que ses séjours en mer étaient inférieurs à 6 heures.

Cette exemption de la commission n'est à présent plus possible.

Notez que ce critère de temps de navigation est également appliqué aux navires de longueur hors tout supérieure ou égale à 12 mètres puisque, si ces bateaux doivent respecter un certain nombre de règles en matière d'habitabilité et d'hygiène, il est précisé que les normes listées ici ne leur sont pas applicables si leur temps de navigation est d'une durée inférieure à 6 heures.

Parmi ces règles écartées se trouvent, notamment, des obligations d'installer des douches ou des baignoires, d'adapter le nombre de toilettes et de lavabos disponibles en fonction du nombre de personnes travaillant à bord, d'être alimenté en eau chaude et en eau froide, etc.

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28/11/2025

Réception de véhicule importé : nouveau modus operandi

Avant qu'un véhicule puisse être immatriculé, il doit faire l'objet d'une réception, également appelée homologation. Il vient d'être précisé à ce sujet que certains véhicules importés en France après avoir été immatriculés dans d'autres pays devront, selon les cas, faire l'objet d'une nouvelle réception plus ou moins poussée…

Nouvelles vérifications et formalités pour l'importation de certains véhicules

Dans le cas de l'importation d'un véhicule en France, il est possible que de nouvelles démarches de réception de ce dernier soient nécessaires selon son historique.

Cette réception, ou homologation, vise à confirmer que le véhicule répond bien à l'ensemble des exigences en vigueur en termes de normes de sécurité et de protection de l'environnement.

Des modifications sont apportées concernant les véhicules usagés complets ou complétés relevant des catégories M1 ou N1, précédemment immatriculés sur le territoire de l'Union européenne mais n'ayant pas fait l'objet au niveau européen ou au niveau national d'une réception par type, c'est-à-dire pour leur modèle.

Pour rappel, les catégories M1 et N1 concernent :

  • M1 : véhicule conçu et construit pour le transport de personnes et comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum ;
  • N1 : véhicule conçu et construit pour le transport de marchandises ayant un poids maximal inférieur ou égal à 3,5 tonnes.

Dans ces cas, avant de pouvoir être immatriculé, le véhicule devra être présenté aux services de la DREAL, de la DREIEAT ou de la DEAL afin de vérifier que les informations mentionnées sur le certificat d'immatriculation européen sont bien conformes à la réalité.

Le service saisi d'une demande d'attestation de vérification des données techniques devra opérer ses vérifications selon des modalités mises à jour.

Il doit, dans un premier temps, vérifier que les données obligatoires suivantes sont bien présentes et renseignées au bon endroit :

  • numéro d'immatriculation ;
  • date de la première immatriculation du véhicule ;
  • nom, prénom et adresse dans l'État membre d'immatriculation, à la date de délivrance du document, du titulaire du certificat d'immatriculation ;
  • marque ;
  • type :
    • variante ;
    • version ;
  • dénomination commerciale ;
  • numéro d'identification du véhicule ;
  • masse en charge maximale techniquement admissible, sauf pour les motocycles ;
  • masse du véhicule en service avec carrosserie et dispositif d'attelage en cas de véhicule tracteur de catégorie autre que M1 ;
  • période de validité, si elle n'est pas illimitée ;
  • date de l'immatriculation à laquelle se réfère le certificat ;
  • cylindrée (en cm³) ;
  • puissance nette maximale (en kW) (si disponible) ;
  • type de carburant ou source d'énergie ;
  • nombre de places assises, y compris celle du conducteur.

Le service vérifie quelles données suivantes sont renseignées de façon cohérente par rapport au véhicule qui lui est soumis :

  • numéro d'identification du véhicule ;
  • masse en charge maximale techniquement admissible, sauf pour les motocycles ;
  • masse en charge maximale admissible de l'ensemble en service dans l'État membre d'immatriculation ;
  • carrosserie (CE) ;
  • nombre de places assises, y compris celle du conducteur.

Enfin, si elles sont manquantes, il complète et reporte sur l'attestation de vérification des données techniques les mentions suivantes :

  • masse en charge maximale admissible du véhicule en service dans l'État membre d'immatriculation ;
  • masse en charge maximale admissible de l'ensemble en service dans l'État membre d'immatriculation ;
  • catégorie du véhicule (CE) ;
  • carrosserie (CE) ;
  • type de carburant ou source d'énergie ;
  • puissance administrative nationale.

Enfin, il complète l'attestation de vérification des données techniques avec les données suivantes :

  • numéro d'identification du véhicule ;
  • masse du véhicule en service avec carrosserie et dispositif d'attelage en cas de véhicule tracteur de catégorie autre que M1 ;
  • genre national ;
  • carrosserie (désignation nationale) ;
  • CO₂ (en g/km) ;
  • indication de la classe environnementale de réception CE : mention de la version applicable en vertu de la directive 70/220/CEE ou de la directive 88/77/CEE ;
  • mentions spécifiques.

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28/11/2025

C'est l'histoire d'un dirigeant qui veut choisir ses règles…

Le directeur général (DG) d'une société par actions simplifiée (SAS) est révoqué. Parce qu'il estime qu'il s'agit d'une fin anticipée et injustifiée de son contrat, l'ancien DG réclame des dommages-intérêts à la société, qui refuse tout paiement…

La société s'appuie sur les statuts qui précisent que la révocation du DG est possible à tout moment et sans motif. Sauf que, lors de sa nomination par l'assemblée générale de la société, il a été voté à l'unanimité que le DG ne pourrait être révoqué que dans 3 cas précis. Puisqu'aucun de ces cas n'est ici avéré, sa révocation est injustifiée et doit être indemnisée, estime l'ancien DG… Ce que conteste la société : même prise à l'unanimité, une décision ne peut pas déroger aux statuts…

Un raisonnement qu'approuve le juge : si des actes peuvent préciser les statuts d'une société, ils ne peuvent pas, même à l'unanimité des associés, y déroger. La révocation du DG, même en dehors des motifs prévus dans sa nomination, est ici parfaitement valable.

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28/11/2025

Taxe foncière : nouvelle hausse en vue ?

Une vaste opération de réévaluation des bases locatives pour le calcul de la taxe foncière est engagée, ce qui pourrait entraîner une augmentation de cette taxe pour plusieurs millions de propriétaires. Selon les chiffres évoqués, environ 7,4 millions de logements seraient concernés par cette mise à jour automatique. On fait le point…

Taxe foncière : revalorisation des valeurs locatives fondée sur des éléments de confort

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) constate que l'ensemble des logements dispose d'équipements dits « de confort » qui ne sont pas retenus dans le calcul de la valeur locative des biens immobiliers pour le calcul de la taxe foncière tels que :

  • le raccordement à l'eau ;
  • le raccordement à l'électricité ;
  • les WC, les lavabos ;
  • les douches ou baignoires ;
  • le système de chauffage ;
  • etc.

Chacun de ses équipements doit être converti en mètres carrés fiscaux supplémentaires : par exemple 4 m² pour une douche, 5 m2 pour une baignoire ou 2 m2 pour l'électricité.

Mais cette augmentation de superficie entraîne mécaniquement une hausse de la valeur locative cadastrale, qui sert de base au calcul de la taxe foncière, mais aussi d'autres impositions locales (comme la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, par exemple).

Selon des estimations, l'augmentation moyenne serait de 63 € par logement.

Une situation inquiétante, selon un député qui alerte le Gouvernement sur différents points :

  • l'absence de vérification sur place alors même qu'aucune preuve n'atteste que les logements disposent réellement des installations retenues ;
  • les propriétaires ne seraient prévenus que lorsqu'une variation est jugée « significative », laissant, de fait, de nombreux ménages sans information préalable ;
  • certaines communes, comme en Haute-Corse, verraient plus de 60 % des logements réévalués ;
  • les ménages modestes occupant des logements anciens ou partiellement équipés pourraient subir une charge fiscale injustifiée.

Ces différents points, sources d'une multiplication des contentieux, conduisent le député à interroger le Gouvernement sur la légalité de cette réévaluation des valeurs locatives sans vérification préalable.

Il lui demande également de préciser les garanties prévues pour éviter des rehaussements infondés et s'il entend suspendre cette procédure tant qu'une information complète et loyale n'aura pas été adressée à l'ensemble des particuliers concernés.

À ce jour, aucune communication officielle complète n'a été publiée par Bercy pour préciser :

  • le périmètre exact des logements concernés ;
  • les modalités de contestation ;
  • les garanties de fiabilité des données retenues.

Dans l'attente de réponses du Gouvernement, la prudence s'impose pour les propriétaires comme pour les collectivités locales, qui devront anticiper d'éventuels contentieux.

Affaire à suivre, dans l'attente de précisions officielles sur cette révision d'ampleur des bases locatives.

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27/11/2025

Code de procédure pénale : une revue de forme

Créé en 1958, le Code de procédure pénale a depuis connu de nombreux ajouts et modifications qui ont, au fil des ans, nui à sa lisibilité. Une refonte en est proposée afin de le rendre plus accessible pour toutes les personnes souhaitant le consulter…

Le code de procédure pénale fait peau neuve pour être mieux compris

Le Code de procédure pénale est l'ouvrage rassemblant l'ensemble des règles qui organisent le déroulé des diverses procédures pénales en France.

Créé en 1958 et entré en vigueur le 2 mars 1959, il a depuis connu de nombreuses modifications et ajouts au gré des différentes évolutions législatives et réglementaires.

L'ensemble de ces modifications a eu pour effet de grandement complexifier la lecture de ce code et l'a rendu plus nébuleux, tant pour les professionnels du droit que pour l'ensemble des justiciables.

C'est pourquoi une réécriture de ce dernier est proposée afin d'en simplifier l'utilisation. Si aucun changement sur le fond des textes ne va être réalisé, en revanche, le code va être grandement réorganisé autour d'un plan plus cohérent, décliné comme suit :

  • 1. Dispositions générales ;
  • 2. Acteurs de la procédure ;
  • 3. Investigations et mesures de sûreté pré-sentencielles ;
  • 4. Réponses pénales ;
  • 5. Procédures d'exécution et d'application des peines ;
  • 6. Procédures particulières ;
  • 7. Contrôles exercés par la Cour de cassation et voies de recours extraordinaires ;
  • 8. Dispositions relatives à l'Outre-mer.

Si la nouvelle version du code est déjà connue, elle n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2029.

Pour autant, il apparait primordial pour les professionnels du droit de s'y préparer dès maintenant afin de ne pas être pris au dépourvu par cette nouvelle version du texte lors de son entrée en vigueur.

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27/11/2025

TVA : quel taux pour les ventes successives de produits alimentaires préparés ?

Des précisions importantes viennent d'être apportées pour les professionnels commercialisant des produits alimentaires préparés via des chaînes de distribution complexes. Une clarification bienvenue pour les fabricants, franchisés et distributeurs confrontés à la question sensible du taux de TVA applicable…

TVA et chaîne de distribution en cascade

Le casse-tête de la TVA fait son retour avec un nouveau cas qui présente des difficultés pratiques en matière de TVA.

Voici le schéma de la chaîne de distribution :

  • l'entreprise B : entreprise franchisée exploitant des kiosques situés dans des grandes surfaces ;
  • l'entreprise A : une entreprise qui achète les produits auprès de l'entreprise B pour les revendre à la grande surface ;
  • l'entreprise C : une grande surface qui vend les produits au consommateur final.

Le client paie directement à la caisse de la grande surface, mais d'un point de vue juridique, plusieurs ventes interviennent quasi simultanément :

  • de l'entreprise B vers l'entreprise A ;
  • de l'entreprise A vers l'entreprise C ;
  • de l'entreprise C vers le consommateur final.

La question se pose de savoir quel taux de TVA appliquer à chacune de ces opérations successives.

Rappel des règles de TVA applicables

2 taux réduits de TVA peuvent entrer en jeu lorsqu'il est question d'alimentation.

Le taux réduit de 5,5 % s'applique aux denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, sauf exceptions limitativement prévues.

Le taux intermédiaire de 10 % concerne les ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d'une consommation immédiate, hors boissons alcooliques (soumises au taux normal).

Précision étant faite que ces produits sont ceux dont la nature, le conditionnement ou la présentation induisent une consommation dès l'achat et que l'application du taux de 10 % ne vise que la vente au consommateur final, et non les livraisons intermédiaires entre professionnels.

Taux applicable pour les ventes en cascade

L'administration vient de confirmer que les livraisons de l'entreprise B vers l'entreprise A et de l'entreprise A vers l'entreprise C relèvent du taux de 5,5 % pour les raisons suivantes :

  • elles portent en effet sur des produits alimentaires préparés, mais ne constituent pas des ventes à emporter ou à livrer destinées à la consommation immédiate ;
  • ces opérations ne sont que des étapes intermédiaires dans la chaîne logistique ;
  • elles ne sont pas réalisées au profit du consommateur final ;

Seule la vente de l'entreprise C au consommateur final peut relever du taux réduit de 10 %, estime l'administration, sous réserve que les produits :

  • soient préparés ;
  • et destinés à une consommation immédiate.

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26/11/2025

Rapports sur la durabilité et devoir de vigilance (CSRD et CS3D) : un allègement à venir ?

Un projet de simplification des obligations relatives aux rapports sur la durabilité et le devoir de vigilance mises à la charge des entreprises est actuellement en discussion au sein des institutions de l'Union européenne (UE). Quelles seraient les conséquences de cette simplification ?

CSRD et CS3D : des négociations pour alléger les obligations des entreprises

L'état actuel du cadre réglementaire

Ces dernières années, l'UE a construit un cadre réglementaire afin d'augmenter les obligations de transparence des entreprises, ainsi que leur devoir de vigilance et leur responsabilité en matière environnementale et sociale.

Dans le même temps, certaines voix se sont élevées pour réclamer le renforcement de la compétitivité économique des entreprises européennes, via une simplification de leur charge administrative et réglementaire.

C'est dans ce contexte qu'un allègement des obligations des entreprises est en train d'être négocié à propos :

  • de la directive sur la publication d'informations en matière de durabilité par les entreprises, connue sous l'acronyme « CSRD » (Corporate Sustainability Reporting Directive) ;
  • de la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité, la « CSDDD » ou « CS3D » (Corporate Sustainability Due Diligence Directive).

Pour rappel, la directive CSRD a pour objectif d'augmenter la transparence des entreprises sur leurs impacts environnementaux et sociaux. Elle vise également à harmoniser le reporting des entreprises grâce à une méthodologie et des indicateurs communs. Son application suit un calendrier afin d'embarquer progressivement les entreprises en fonction de critères d'activités et de taille.

Concernant la directive CS3D, elle met en place un devoir de vigilance en vertu duquel les entreprises doivent identifier, prévenir, atténuer et stopper les impacts négatifs de leurs activités sur les droits humains et sur l'environnement.

Le Parlement européen a ainsi voté le 13 novembre 2025 en faveur d'une révision de ces dispositifs.

Conformément à la procédure législative de l'UE, le sujet est en train d'être négocié au niveau du Conseil de l'UE.

Autrement dit, les propositions votées par le Parlement européen ne sont encore ni définitives, ni applicables.

Pour autant, les grandes lignes et l'esprit de cette législation « omnibus » sont connus.

Les pistes de simplification envisagées

Concernant la directive CSRD, la réforme permettrait de restreindre le nombre d'entreprises concernées et d'alléger les obligations.

Concrètement, seules les entreprises de plus de 1 750 salariés et réalisant plus de 450 M€ de chiffre d'affaires seraient concernées. À titre de comparaison, en l'état actuel de la règlementation, il est prévu d'embarquer, à partir du 1er janvier 2027, les entreprises remplissant 2 des 3 critères suivants :

  • avoir un bilan total de 25 M€ ;
  • avoir un chiffre d'affaires net de 50 M€ ;
  • avoir un nombre moyen de salariés employés au cours de l'année de 250.

De même, seules les entreprises de plus de 1 750 salariés et réalisant plus de 450 M€ de chiffre d'affaires seraient soumises aux obligations d'information en matière de durabilité prévues par les règles de la taxonomie, autrement dit de la classification des investissements durables.

Sur le fond, le reporting serait simplifié et allégé. Le reporting spécifique à chaque secteur deviendrait facultatif.

Concernant la directive CS3D, c'est-à-dire le devoir de vigilance des entreprises, seules seraient concernées les très grandes entreprises de plus de 5 000 salariés réalisant un chiffre d'affaires annuel net supérieur à 1,5 Md€.

Enfin, le régime de responsabilité civile européenne, qui a pour objectif de permettre aux victimes d'attaquer les entreprises en justice en cas d'atteinte aux droits humains ou à leur environnement, ne serait applicable que par les États-membres le souhaitant.

Affaire à suivre…

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26/11/2025

Retraite des professions libérales : des évolutions !

Pour parachever la réforme de l'assiette sociale des travailleurs indépendants – à l'exception des auto-entrepreneurs –, une mise à jour récente de plusieurs paramètres des régimes de retraite vient d'être opérée, applicable dès 2025 pour les avocats et à partir de 2026 pour les autres professions libérales. Quelques éclaircissements s'imposent…

Régime de base et complémentaire de retraite des libéraux : quels changements en 2025 et 2026 ?

Pour mémoire, la réforme de l'assiette sociale des travailleurs indépendants, initiée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, vise à simplifier le calcul des cotisations tout en renforçant la part des cotisations qui ouvrent réellement des droits, notamment pour la retraite.

Ainsi, si le montant global des prélèvements ne change pas, leur répartition évolue : la CSG-CRDS diminue, tandis que les cotisations retraite augmentent, afin d'améliorer les droits futurs des indépendants.

Pour accompagner cette nouvelle répartition qui vise à harmoniser le régime social des travailleurs indépendants, plusieurs ajustements réglementaires tenant aux taux, assiettes et valeurs de services des régimes complémentaires des professions libérales sont ajustés.

Ainsi, les ajustements directement liés à la réforme de l'assiette sociale seront, eux, progressivement appliqués : dès 2025 pour les avocats et les professions relevant de la CIPAV, et à partir de 2026 pour les autres professions libérales.

Les règles applicables au conjoint collaborateur du professionnel libéral sont également précisées, afin de mieux encadrer le choix des modalités de calcul de sa propre cotisation à la retraite par référence au Code de la sécurité sociale.

En effet, rappelons que le conjoint collaborateur du professionnel libéral peut choisir lui-même l'assiette de la cotisation retraite complémentaire.

Désormais, ce choix devra être effectué par écrit dans le mois qui suit le début de son activité. Notez que cette demande écrite devra être contresignée par le professionnel libéral si l'option retenue nécessite de calculer la cotisation due sur la base du revenu d'activité.

Enfin, l'année 2025 s'accompagnera de plusieurs actualisations propres à certains régimes :

  • la cotisation forfaitaire du régime de prestations complémentaires de vieillesse des sages-femmes sera maintenue ;
  • les cotisations et les valeurs de service du régime complémentaire des médecins seront revalorisées ;
  • les paramètres du régime complémentaire des artistes-auteurs professionnels seront actualisés ;
  • les cotisations des régimes complémentaires obligatoires et des garanties invalidité-décès des professions libérales seront mises à jour.

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