Actu sociale

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28/01/2026

Égalité professionnelle : vous avez jusqu'au 1er mars 2026 !

Comme tous les ans, les entreprises qui comptent au moins 50 salariés sont tenues de respecter leurs obligations déclaratives en matière d'égalité professionnelle avant le 1er mars 2026. Quelles sont-elles ?

Publication de l'index égalité professionnelle avant le 1er mars 2026

Comme chaque année, les entreprises et unités économiques et sociales (UES) employant au moins 50 salariés doivent publier sur leur site internet, au plus tard le 1er mars, la note globale de l'Index égalité professionnelle obtenue (sur 100), ainsi que les différentes notes obtenues aux indicateurs qui la composent.

Concrètement, ces notes, ainsi que le détail de chaque indicateur, doivent être :

  • publiés sur le site internet de l'entreprise, consultable par le public ;
  • communiqués au CSE (comité sociale et économique), via la Base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE) ;
  • transmis à l'inspection du travail, via la plateforme Egapro.

Toujours au 1er mars 2026 au plus tard, les entreprises qui ont obtenu une note globale inférieure à 85 sur 100 doivent fixer et publier des objectifs de progression pour chacun des indicateurs pour lesquels elles n'ont pas atteint la note maximale.

Si la note est inférieure à 75 sur 100, en plus des objectifs de progression, les entreprises devront également entamer des négociations avec les partenaires sociaux pour définir des mesures adéquates de rattrapage.

À défaut d'accord collectif, notez que l'employeur pourra fixer unilatéralement les objectifs de progression et les mesures de correction. En tout état de cause, les objectifs de progression et les mesures de correction doivent faire l'objet des mêmes modalités de publication et de communication.

À toutes fins utiles, notez que l'autorité administrative met à disposition un simulateur-calculateur qui facilite l'obtention de vos résultats pour chaque indicateur, ainsi que pour la note globale.

Rappelons également que l'absence de publication des résultats et / ou d'application des mesures de correction ou des objectifs de progression, le cas échéant, est passible d'une pénalité financière qui peut s'élever jusqu'à 1 % de la masse salariale globale.

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28/01/2026

Formation professionnelle agricole : du nouveau !

Jusqu'à récemment, l'organisation de la formation agricole publique reposait sur une distinction nette entre deux types de structures, chacune répondant à des publics et des objectifs spécifiques. Cette architecture connaît aujourd'hui une évolution significative, à la fois sur le plan formel et organisationnel.

Création des CFPCA et évolution des structures existantes

Rappelons que dans le cadre de la formation agricole publique et jusqu'alors, 2 grandes structures coexistaient principalement :

  • les centre de formation d'apprenti (CFA), consacrés à l'apprentissage ;
  • les centres de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) orientés vers la formation continue des adultes.

C'était sans compte une évolution récente, une sur le plan formel et l'autre sur le plan organisationnel. 

D'abord, au plan formel, les CFPPA changent d'appellation et deviennent des centres de formation professionnelle continue (CFPC), sans transformation majeure de leur fonctionnement.

Ensuite, au plan organisationnel, une nouvelle structure est créée : les centres de formation professionnelle continue et d'apprentissage (CFPCA) qui réunissent au sein d'un même centre la formation continue et l'apprentissage.

Ces CFPCA pourront être mis en place aux termes de plusieurs modalités :

  • soit via la fusion d'un CFA avec un CFPC ;
  • soit via le regroupement dans un même établissement d'activités de formation continue et d'apprentissage.

L'objectif de ces fusions est de mutualiser les équipes déjà en place, les ressources pédagogiques et les différents savoir-faire existants pour améliorer la qualité de l'offre de formation.

Sur le plan de la gouvernance et du fonctionnement, il est notamment prévu que les CFPCA se dotent d'un règlement intérieur, élaboré et/ou proposé dans le cadre des instances compétentes (notamment un conseil chargé de se prononcer sur le fonctionnement du centre et l'évolution des formations), dans la continuité des pratiques existant pour les CFA.

Notez que ces ajustements s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, adoptée en mars dernier.

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28/01/2026

Indemnités journalières : assouplissement pour les non-salariés agricoles

À compter du 1er janvier 2026, l'accès aux indemnités journalières des non-salariés agricoles est assoupli : la condition de mise à jour des cotisations est recentrée sur les années les plus récentes et le paiement tardif est mieux pris en compte.

Indemnités journalières : cotisations assouplies dès le 1er janvier 2026

Jusqu'alors, pour avoir droit aux indemnités journalières lors d'une incapacité physique temporaire, le non-salarié agricole devait être affilié depuis au moins un an et être à jour de sa cotisation au 1er janvier de l'année au cours de laquelle l'incapacité de travail était médicalement constatée.

Dans l'hypothèse où le non-salarié agricole n'était pas à jour de ses cotisations, il ne pouvait prétendre à ces indemnités qu'après avoir réglé la totalité de la cotisation restant due à cette même date.

À compter des arrêts de travail prescrits à partir du 1er janvier 2026, les règles d'accès aux indemnités journalières évoluent pour ces mêmes incapacités temporaires de travail.

Ainsi, pour y être éligible, il suffit désormais :

  • d'être à jour de la cotisation due au titre de l'année civile précédente ;
  • ou, à défaut, de l'avant-dernière année civile.

En cas de paiement tardif, l'assuré peut ouvrir ses droits dès lors qu'il a réglé la totalité de la cotisation restant due au titre de l'année civile précédant celle au cours de laquelle l'incapacité de travail a été médicalement constatée ; les indemnités sont alors versées à compter de la date de règlement.

Cet assouplissement permet de limiter les situations dans lesquelles un assuré se voit refuser le versement des indemnités journalières pour des raisons administratives, en recentrant l'exigence de mise à jour sur les cotisations les plus récentes.

Rappelons, toutefois, que l'exigence d'une affiliation minimale d'un an au régime d'assurance maladie des non-salariés agricoles demeure applicable.

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27/01/2026

Agriculteurs : évolution de la procédure de reconnaissance des AT/MP

La procédure de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles a évolué pour les salariés et non-salariés agricoles, ainsi que pour les assurés relevant du régime local d'Alsace-Moselle. Elle est désormais harmonisée avec celle du régime général, afin de renforcer l'information des parties, de simplifier les démarches et de mieux sécuriser les délais de décision. Voilà qui mérite quelques explications…

AT/MP agricoles : une procédure unifiée, plus lisible et plus protectrice des droits des assurés

Depuis le 1er janvier 2026, la procédure de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles a été simplifiée et harmonisée pour les salariés et non-salariés agricoles, ainsi que pour les assurés relevant du régime local d'Alsace-Moselle.

Cette réforme vise à rendre les démarches plus compréhensibles, à améliorer l'information des personnes concernées et à sécuriser les délais de traitement des dossiers.

En effet et jusqu'à présent, les règles applicables dans le secteur agricole différaient de celles du régime général, ce qui pouvait rendre les démarches plus complexes et moins lisibles pour les victimes comme pour les employeurs concernés.

Désormais, la procédure suivie par les caisses agricoles est largement alignée sur celle du régime général. Les étapes, mieux identifiées, reposent sur des principes communs, ce qui garantit une plus grande égalité de traitement entre les assurés.

D'abord, la personne victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle est désormais mieux informée tout au long de l'instruction de son dossier.

Elle est avisée des principales étapes de la procédure et, avant toute décision, peut consulter son dossier, prendre connaissance des éléments recueillis par la caisse et transmettre des observations ou des documents complémentaires.

Cette phase permet un réel échange et renforce le caractère contradictoire de la procédure.

Les délais d'instruction sont également plus clairs et mieux encadrés : en matière d'accident du travail, l'employeur dispose d'un délai fixé à 10 jours francs pour formuler des réserves motivées sur le caractère professionnel de l'accident.

Toutefois et comme auparavant, le délai d'instruction en cas de réserves motivées de l'employeur et, par suite, d'investigations complémentaires conduites par la caisse demeure fixé à 3 mois.

Il en va de même pour les délais dont disposent la caisse de mutualité sociale agricole qui statue sur le caractère professionnel de l'accident dans les mêmes modalités et délais que ceux prévus pour la CPAM dans le cadre du régime général.

Du côté des maladies professionnelles, la procédure distingue les situations simples des dossiers plus complexes selon un délai de 4 mois pour statuer lorsque la maladie est examinée selon la procédure standard, qui peut être porté jusqu'à 8 mois lorsque la reconnaissance nécessite un examen régional en raison de la complexité du dossier.

Le contenu du dossier est également mieux défini. Il regroupe l'ensemble des éléments utiles à la décision, tels que les résultats des enquêtes, les informations médicales et les observations de la victime et de l'employeur.

Lorsque le dossier est examiné à un niveau régional, tous ces éléments sont réunis dans un dossier unique, afin d'éviter les dossiers incomplets et de garantir une analyse plus rigoureuse.

Les modalités pratiques ont été assouplies afin de faciliter les démarches.

Les déclarations et les échanges peuvent être effectués par tout moyen permettant d'établir une date certaine de réception, ce qui sécurise la preuve des démarches et le respect des délais.

Les décisions rendues par la caisse doivent être motivées, notifiées dans des délais précis et accompagnées d'informations claires sur les voies et délais de recours.

Ces évolutions s'appliquent également aux assurés relevant du régime local d'assurance accidents du travail et maladies professionnelles dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, tout en conservant certaines spécificités propres à ce régime.

Notez que ces dispositions trouvent à s'appliquer à toutes les procédures ouvertes après le 1er janvier 2026. Les procédures ouvertes avant cette date répondent donc à l'ancienne réglementation.

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27/01/2026

Travailleurs indépendants : précisions sur la réforme des cotisations

La réforme des cotisations sociales des travailleurs indépendants entre dans sa phase concrète : dès la régularisation 2026, les cotisations seront calculées sur une base unique avec un abattement forfaitaire, tandis qu'une liste de charges, pourtant déductibles fiscalement en BIC, sera écartée du calcul social. La cotisation spéciale des avocats cotisant volontairement est, elle aussi, désormais définie.

Cotisations des indépendants : calcul simplifié, mais moins de déductions dès 2026

Pour mémoire, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 avait réformé la base de calcul des cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants non-agricoles.

Par conséquent, à compter de la régularisation effectuée en 2026 sur les revenus de 2025, les cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants non agricoles seront calculées sur une assiette unique et simplifiée.

Si on en connaissait les contours, les modalités opérationnelles de cette réforme sont désormais fixées.

Ainsi, la nouvelle base de calcul des cotisations sociales des travailleurs indépendants, hors régime agricole, correspondra au revenu professionnel, après déduction des charges professionnelles, à l'exclusion des cotisations sociales, puis à l'application d'un abattement forfaitaire de 26 %, encadré par des planchers et plafonds.

Rappelons que les indépendants relevant du régime micro-BIC ou micro-BNC, mais ne bénéficiant pas du régime micro-social, restent exclus de cet abattement.

Pour les activités relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des précisions importantes sont apportées.

Certaines charges, bien que fiscalement déductibles, ne pourront plus être retranchées de l'assiette sociale.

Sont notamment visés plusieurs dispositifs d'amortissements exceptionnels, de suramortissements, de provisions spécifiques ou encore certaines exonérations de plus-values.

En pratique, ces mécanismes fiscaux ne permettront donc plus de réduire le montant des cotisations sociales dues.

Par ailleurs, les règles applicables aux avocats ayant choisi de cotiser volontairement à la Caisse nationale des barreaux français sont clarifiées.

Une cotisation spéciale s'ajoute désormais aux cotisations habituelles, selon une méthode de calcul fondée sur les droits de plaidoirie et les cotisations d'assurance vieillesse mises en recouvrement l'année précédente.

Ces nouvelles règles s'appliqueront pour la première fois en 2026, lors de la régularisation des cotisations sociales dues au titre de l'année 2025.

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27/01/2026

Cotisations OPPBTP : quel taux en 2026 ?

Pour rappel, la cotisation versée à l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) est celle qui due par les entreprises du secteur du BTP et revalorisé chaque année. À quelle hauteur en 2026 ?

OPPBTP 2026 : Une cotisation inchangée !

Rappelons que la cotisation OPPBTP est celle qui est collectée par les caisses CIBTP pour être reversée à l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics.

Comme chaque année, cette cotisation est revalorisée et officialisée. Et, bonne nouvelle pour 2026 : le taux de la cotisation reste inchangé.

Comme pour 2025, les entreprises du BTP continueront donc à verser une cotisation équivalente à 0,11 % des salaires versés à leur collaborateurs.

Rappelons que ce taux s'applique à l'ensemble des rémunérations, y compris les indemnités de congés payés lorsqu'elles sont prises en charge par la caisse de congés payés de la branche.

Les entreprises qui recourent à des travailleurs temporaires sont également concernés par cette cotisation maintenue au même taux de 0,11 %.

Notez toutefois que, pour ces entreprises, le salaire horaire de référence sur lequel est assise cette contribution est fixée à 14, 91 € pour 2026 (contre 14,63 € jusqu'alors).

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26/01/2026

Auto-entrepreneurs : nouveaux taux de cotisations en 2026

La réforme des cotisations des travailleurs indépendants, telle qu'initiée par loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, continue de produire ses effets. Si les auto-entrepreneurs ne sont pas directement concernés par la nouvelle assiette sociale, leurs taux de cotisations évoluent dès 2026. Dans quelle mesure ?

Réforme de l'assiette sociale des travailleurs indépendants : quel impact pour les auto-entrepreneur ? 

Pour mémoire, l'assiette sociale des travailleurs indépendants a été réformé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 pour prévoir, en substance, que les cotisations et contributions sociales dues soient calculées sur la base d'une assiette unique. 

Bien que les travailleurs indépendants relevant du régime micro-social (autrement dit, les auto-entrepreneurs) ne soient pas directement visés par cette refonte, leur taux de cotisation a tout de même été ajusté, afin de maintenir une équivalence avec les travailleurs indépendants. 

Jusqu'alors, on savait que cette réforme allait entrer en vigueur au titre des cotisations et contributions dues à compter du 1er janvier 2026. 

À compter de cette date, on connaît désormais les taux précis qui trouveront à s'appliquer pour les auto-entrepreneurs qui seront fixés à : 

  • 12,30 % du chiffre d'affaires (hors taxe) pour les activités de vente de marchandises, d'objets, de fournitures et de denrées à emporter ou à consommer sur place ou pour les prestations d'hébergement, à l'exclusion de la location directe ou indirecte de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés ;
  • 23,20 % pour les professions libérales réglementées relevant de la CIPAV ;
  • 21,20 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, y compris les locations meublées de toutes natures et les chambres d'hôte (BIC) ;
  • 25,60 % (au lieu de 24,60 % en 2025) pour les autres prestations de service (BNC) ;
  • 6 % pour les activités de location de meublés de tourisme classés. 

À noter enfin que les seuils de chiffre d'affaires ou de recettes pris en compte pour apprécier l'équivalence entre les micro-entrepreneurs et les travailleurs indépendants ne relevant pas du régime micro-social ont également été actualisés.

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26/01/2026

Contributions conventionnelles : un nouveau circuit de recouvrement dès 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 avait permis, dès 2026, à certaines organisations représentatives des branches professionnelles, de confier aux organismes de recouvrement (dont l'Urssaf) la possibilité de collecter des contributions conventionnelles de dialogue social et de formations professionnelles. Une possibilité dont les contours viennent d'être précisés…

Contributions formation professionnelle et dialogue sociale : une nouvelle organisation entre Urssaf, branches et organismes nationaux

Pour mémoire, rappelons que certaines branches professionnelles ont décidé de confier, dès janvier 2026, le recouvrement de leurs contributions conventionnelles de dialogue social et de formation professionnelle à l'Urssaf.

Ainsi, en plus du recouvrement des contributions d'origine légale déjà recouvrées par l'Urssaf, cette dernière sera également chargée du recouvrement de ces mêmes contributions, cette fois instituées par les accords de branche.

Rappelons que ces contributions sont celles qui sont, en effet, instituées via un accord de branche étendu et qui visent à développer le dialogue social ou la formation professionnelle au sein de la branche concernée.

En pratique, ce transfert implique que les entreprises versent ces contributions à l'organisme de recouvrement. Celui-ci doit ensuite reverser les sommes à un organisme « répartiteur » qui est :

  • soit France compétences (pour la contribution formation professionnelle) ;
  • soit l'Association de gestion du fonds paritaire national (pour la contribution de dialogue social).

Ces sommes sont ensuite réattribuées aux branches bénéficiaires aux termes de la réglementation applicable.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, 7 branches professionnelles ont confié le recouvrement de la contribution conventionnelle de dialogue social à l'Urssaf, et 4 autres branches ont fait de même pour la contribution conventionnelle de formation professionnelle.

Pour favoriser la transparence et l'efficacité du circuit de collecte et de répartition, un socle minimal de données devant être transmis à l'association gestionnaire du fonds paritaire a été fixé.

Ces informations permettent d'identifier l'entreprise redevable et de connaître le montant de la contribution due et déclarée. Elles comprennent au minimum :

  • le numéro SIRET de l'établissement ;
  • les revenus d'activité servant d'assiette à la contribution ;
  • le montant déclaré de la contribution versée. En complément, afin de fiabiliser l'affectation des sommes aux branches professionnelles et de limiter les erreurs de répartition, une convention d'échange de données est prévue entre France compétences et l'association gestionnaire du fonds paritaire.

Cette convention précise les informations nécessaires à l'identification et au rattachement des entreprises, notamment :

  • l'identifiant de convention collective (IDCC) ;
  • la raison sociale ;
  • l'effectif ;
  • l'adresse de l'établissement ;
  • le code d'activité principale (APE) ;
  • ainsi que toute autre donnée utile à la sécurisation de la répartition des fonds.

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21/01/2026

Embaucher un doctorant : une aide financière possible…

Le dispositif CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche) vise à favoriser le développement de la recherche partenariale publique-privée et à placer les doctorants dans des conditions d'emploi. Une entreprise qui recrute un étudiant doctorant dans ce cadre, à qui elle confie une mission de recherche, pourra bénéficier d'une aide financière, sous conditions…

Dispositif CIFRE : une aide financière sous conditions…

Le dispositif CIFRE permet aux entreprises de développer des compétences de recherche en permettant l'embauche d'un doctorant afin de réaliser un projet de recherche, réalisé dans le cadre de la formation doctorale du doctorant et encadré par une unité de recherche rattachée à son école doctorale, tout en bénéficiant d'une aide financière qui prend la forme d'une subvention.

Ce dispositif suppose le dépôt d'un dossier auprès de l'association nationale recherche technologie (ANRT) qui vérifie le respect des conditions requises et évalue, via un expert scientifique mandaté à cet effet, la valeur scientifique du projet de thèse et l'adéquation du profil du candidat.

Une fois le dossier validé, l'entreprise conclut une « convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) » avec l'État, par l'intermédiaire de l'ANRT, aux termes de laquelle l'entreprise confie une mission de recherche à un doctorant, encadrée par un laboratoire de recherche académique rattaché à une école doctorale, contre une rémunération strictement encadrée par la réglementation (au moins égale à 2 300 € bruts par mois pour les demandes déposées à compter du 1er janvier 2026).

Cette convention, conclue pour une durée de 3 ans (prorogeable), précise le sujet de recherche du doctorant, les modalités d'intervention de l'unité de recherche et les modalités de la formation doctorale. Il convient d'annexer à cette convention :

  • le contrat conclu entre l'employeur et le doctorant, qui peut être un contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée, d'une durée au moins égale à celle de la convention, et qui précise le sujet du projet de recherche, la nature des activités de recherche et, le cas échéant, des activités complémentaires confiées au doctorant, ainsi que les conditions de réalisation de la thèse et de monitorat du doctorant ;
  • le contrat de collaboration, conclu entre l'employeur, l'établissement d'inscription et l'établissement hébergeur ou gestionnaire qui accueillent des travaux d'exécution du projet de recherche, et qui doit notamment préciser :
    • les conditions matérielles de réalisation du projet de recherche, ainsi que la répartition du temps de présence du doctorant entre l'employeur et la ou les unités de recherche d'accueil ;
    • les modalités de rédaction de la thèse, l'employeur et l'établissement d'inscription devant s'assurer que le doctorant bénéficie d'un calendrier prévisionnel de rédaction comportant des points d'étape réguliers avec le directeur de thèse et le tuteur scientifique ;
    • les conditions de collaboration sur le projet de recherche, les conditions de partage, de diffusion et d'exploitation des résultats des recherches, ainsi que les conditions relatives au dépôt et à la diffusion de la thèse, y compris dans le cas où les activités du doctorant donnent lieu à la création d'une œuvre protégée par le droit d'auteur ou la propriété industrielle ;
    • les conditions d'échange et de partage des connaissances antérieures des parties en lien avec le sujet de thèse.

Le contrat conclu entre l'employeur et le doctorant doit adapter les conditions de travail du doctorant au déroulement des travaux de recherche et de préparation de la thèse, et prévoit notamment que :

  • le doctorant doit bénéficier du temps de travail nécessaire et d'un environnement de travail adapté à la rédaction de la thèse ;
  • le doctorant doit pouvoir participer aux échanges scientifiques et aux formations organisés par l'établissement d'inscription utiles à l'accomplissement de l'ensemble de ses missions.

Dans le cadre de cette convention, une aide financière est accordée à l'entreprise, pour un montant de 14 000 € par an pendant la durée de la convention, à savoir 3 ans.

Les informations nécessaires à l'évaluation scientifique et socio-économique de la demande d'aide financière, ainsi que la liste des pièces justificatives nécessaires à l'instruction de la demande, sont les suivantes :

  • concernant le projet : le sujet de thèse, la discipline scientifique, les conditions d'encadrement du doctorant par l'employeur et par l'unité de recherche principale d'accueil, les modalités envisagées de suivi de la collaboration ;
  • concernant le doctorant : son identité, les informations sur le diplôme de grade master obtenu ou en cours, son CV, une lettre de motivation ;
  • concernant l'employeur : les données d'identification de l'établissement d'embauche et un document attestant que l'employeur remplit les critères d'éligibilité au régime relatif aux aides à la recherche, au développement et à l'innovation (RDI) pour la période 2024-2026, les données relatives aux 3 derniers exercices comptables et aux activités de recherche et développement, une lettre d'engagement du doctorant, l'identité et le CV du tuteur scientifique ;
  • concernant l'établissement d'inscription du doctorant et la ou les unités de recherche d'accueil : leurs données d'identification, l'identité du ou des directeurs de thèse, une lettre d'engagement de l'unité de recherche principale et une lettre d'engagement de l'école doctorale.

Le versement de la subvention suppose :

  • la transmission d'une déclaration trimestrielle établie en ligne par l'employeur ;
  • la réception annuelle de l'attestation d'inscription en doctorat, remise par le doctorant à l'employeur, au plus tard le 31 décembre chaque année ;
  • la réception de rapports d'activité intermédiaires et des questionnaires d'évaluation finale prévus par la convention industrielle de formation par la recherche.

Il faut savoir que la convention peut être suspendue en cas d'interruption des travaux du doctorant et en cas de non-respect par l'employeur de l'une des obligations, et il peut y être mis fin :

  • en cas d'abandon de la formation doctorale par le doctorant ;
  • en cas de rupture du contrat entre l'employeur et le doctorant ;
  • si, au terme de la suspension, l'employeur ne respecte toujours pas les obligations dont le non-respect a justifié la suspension.

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21/01/2026

Mines et carrières : renforcement des mesures de prévention

Afin d'optimiser la prévention des risques professionnels dans les mines et les carrières, les règles applicables à la santé et à la sécurité des travailleurs ont été renforcées. Quelles sont les nouveautés notables ?

Mise en place de structure dédiée à la prévention des risques professionnels et désignation d'un référent

Mise en place des structures fonctionnelles

Depuis le 1er janvier 2026, l'employeur d'une entreprise ou d'un établissement relevant du secteur des mines, des carrières et de leurs dépendances doit instaurer, dans chaque exploitation (ou groupe d'exploitations), une ou plusieurs structures fonctionnelles placées sous son autorité.

Leur rôle est de l'accompagner et de le conseiller sur les questions de santé et de sécurité au travail.

Cette mise en place intervient après consultation du comité social et économique (CSE), lorsqu'il existe au sein de l'entreprise.

La structure fonctionnelle comprend au minimum 1 salarié compétent en prévention des risques professionnels. Ce salarié doit y être affecté au moins 1 jour par mois pour chaque tranche de 10 salariés.

Lorsque l'exploitation (ou l'ensemble d'exploitations) emploie plus de 200 salariés, l'employeur doit affecter au moins 1 salarié compétent à temps plein à cette structure.

Pour les carrières uniquement, l'employeur peut choisir :

  • soit de mettre en place une structure fonctionnelle selon les modalités précitées ;
  • soit de recourir à un intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) spécialisé en carrières, après avis du CSE.

Dans l'hypothèse où une carrière n'emploie aucun salarié, mais fait intervenir une entreprise extérieure sur le site, l'exploitant doit alors faire appel à un IPRP exerçant en carrières afin d'organiser la prévention des risques professionnels pendant toute la durée de l'intervention.

Missions des structures fonctionnelles ou de l'intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP)

La structure fonctionnelle, ou l'IPRP intervenant en carrières, participe à la préservation de la santé et de la sécurité des travailleurs. À ce titre, ils doivent disposer du temps nécessaire ainsi que des moyens matériels et humains suffisants pour exercer leurs missions.

Plus précisément, ils ont pour mission :

  • de conseiller l'employeur sur les lieux de travail, les dispositifs de sécurité, les programmes de vérification réglementaire des équipements de travail et les mesures à prévoir et à appliquer en cas d'incident ;
  • d'apporter un appui à l'employeur sur l'évaluation des risques professionnels, la définition et la mise en œuvre des principes généraux de prévention, le suivi des vérifications réglementaires, la définition et la mise en œuvre des actions de formation, l'analyse des accidents de travail relevés par l'employeur et l'exploitant.

Les recommandations et avis en matière de santé et sécurité formulés par la structure fonctionnelle ou l'IPRP dans le cadre de ces missions doivent être consignés dans un support permettant leur consultation pendant au moins 10 ans.

Les spécificités de l'intervenant prévention des risques professionnels (IPRP)

Pour exercer la fonction d'IPRP, il est nécessaire :

  • d'être titulaire d'un diplôme au moins de niveau 5 dans les domaines de la santé, de la sécurité ou de l'organisation du travail ou justifier d'une expérience professionnelle dans le domaine de la prévention des risques professionnels d'au moins 5 ans ;
  • et de détenir le certificat d'aptitude à la prévention des risques professionnels en carrières (ce certificat, valable cinq ans, est obtenu à l'issue d'une formation de 3 jours, dont les modalités sont précisées ici).

L'IPRP exerçant en carrières doit être enregistré auprès de l'autorité administrative compétente.

Par ailleurs, l'IPRP en carrières doit consacrer sur site le temps nécessaire à la bonne exécution de ses missions.

À ce titre, il intervient :

  • au minimum 2 heures par an, hors temps de déplacement, à raison d'au moins 1 heure par salarié ;
  • et, réaliser au moins 2 visites par an lorsque l'effectif est supérieur à 4 salariés ou lorsque l'exploitation fonctionne au moins 4 mois par an.

Ici, l'effectif pris en compte correspond à l'effectif moyen observé au cours de la dernière année civile, entreprises extérieures comprises.

Sur la plan formel, l'intervention d'un IPRP spécialisé en carrières doit être encadrée par une convention conclue avec l'employeur. Cette convention précise les missions confiées, ainsi que les moyens mis à sa disposition pour les réaliser.

Les interventions de l'IPRP doivent être consignées dans un registre tenu par l'employeur ou l'exploitant.

Ce registre mentionne la date, la durée et l'objet de chaque intervention, les conseils formulés, ainsi que les suites qui leur sont données. Il est tenu à la disposition des autorités de contrôle, des services de prévention et de santé au travail et du comité social et économique, lorsqu'il existe.

Les conseils formulés par l'IPRP sont utilisés par l'employeur pour établir le programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail ou, le cas échéant, la liste des actions de prévention mises en œuvre.

Obligation d'information de l'autorité administrative par l'employeur

Sur le plan administratif, l'employeur ou l'exploitant doit préciser à l'agent de contrôle de l'inspection du travail territorialement compétent, ou à celui de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL), l'organisation de la structure fonctionnelle qu'il met en place ou, dans les carrières, s'il y a recours, les coordonnées de l'IPRP en carrières.

Il doit également l'informer de tout changement d'organisation dans un délai d'un mois.

Si ce nouveau cadre est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2026, des mesures transitoires sont toutefois prévues :

  • jusqu'au 28 février 2026, les employeurs ou exploitants de carrières peuvent continuer à faire appel à un organisme extérieur agréé selon les anciennes règles, les agréments en cours à la date d'entrée en vigueur restant valables jusqu'à cette échéance ;
  • les missions de prévention peuvent aussi être confiées, durant la transition, à une personne disposant d'une certification encore valide délivrée selon les anciennes dispositions réglementaires.

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20/01/2026

Cotisations Urssaf : des remises facilitées pour les micro-entrepreneurs

Bonne nouvelle pour les micro-entrepreneurs en difficulté : l'Urssaf réforme son mécanisme de remise gracieuse. Bientôt, ceux qui régularisent rapidement leur situation, qu'ils agissent après un signalement de l'Urssaf ou de leur propre initiative, pourront plus facilement bénéficier d'une remise des majorations et pénalités de retard, selon des conditions élargies et précisées.

Micro-entrepreneurs : l'Urssaf assouplit les règles de remise des majorations de retard

Jusqu'à présent, lorsqu'un micro-entrepreneur payait ses cotisations en retard ou ne déclarait pas ses revenus dans les délais, il pouvait demander à l'Urssaf une remise gracieuse des majorations de retard ou de la pénalité correspondante.

Cette demande n'était acceptée que sous certaines conditions, notamment lorsque toutes les cotisations et contributions concernées avaient déjà été intégralement réglées.

Depuis peu, ce dispositif a été réformé : l'Urssaf peut désormais accorder plus facilement des remises aux micro-entrepreneurs qui régularisent rapidement leur situation.

Concrètement, une demande de remise est désormais possible, selon des modalités différentes selon que le micro-entrepreneur :

  • régularise sa situation après avoir été informé par l'Urssaf qu'un redressement est envisagé, à la suite de la vérification de ses déclarations ;
  • ou régularise sa situation de sa propre initiative, sans intervention préalable de l'Urssaf.

Cet élargissement des remises de majorations et pénalités de retard entrera en vigueur pour les procédures engagées à partir d'une date par un arrêté non encore paru, et au plus tard le 1er janvier 2027.

1re hypothèse : régularisation après information d'un redressement envisagé

Dans ce cas, le micro-entrepreneur peut ne pas avoir à payer les majorations et pénalités pour paiement tardif s'il remplit les deux conditions suivantes :

  • il corrige sa déclaration et règle la totalité des cotisations et contributions concernées dans les 30 jours (ou, s'il a formulé des observations, il répond dans le délai imparti, puis régularise sa situation dans les 30 jours suivant la réponse de l'Urssaf) ;
  • il n'a pas fait l'objet d'un redressement au cours des deux années précédentes.
2nde hypothèse : régularisation à l'initiative du micro-entrepreneur

Lorsque la correction est à l'initiative du micro-entrepreneur lui-même, une remise des majorations et pénalités peut également être accordée :

  • s'il régularise ses déclarations et paie l'ensemble des cotisations et contributions dues dans un délai de 30 jours après la régularisation ;
  • et si l'Urssaf n'a pas eu besoin d'engager une procédure de redressement.

Notez toutefois que dans cette seconde situation, la remise n'est pas possible si le micro-entrepreneur a déjà fait l'objet, au cours des deux années précédant la régularisation, d'un redressement à la suite d'une vérification ou d'un contrôle Urssaf.

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19/01/2026

Versement santé : quel montant en 2026 ?

Certains salariés, dispensés de l'adhésion à la couverture obligatoire de santé, peuvent se voir verser en contrepartie une aide financière patronale aussi appelée « versement santé ». Le montant de cette aide dépend d'une valeur forfaitaire revalorisée chaque année. À quelle hauteur en 2026 ?

Un montant forfaitaire revalorisé pour 2026

Rappelons que, depuis 2016, les salariés doivent obligatoirement bénéficier d'une couverture santé collective et obligatoire, mise en place dans l'entreprise.

Toutefois, certains salariés peuvent en être dispensés, à condition d'être couverts par une assurance de santé individuelle répondant à certains critères de responsabilité.

Sont notamment concernés les salariés embauchés aux termes d'un CDD ou encore d'un contrat de mission, et dont la durée de la couverture « frais de santé » collective et obligatoire est inférieure ou égale à 3 mois.

Ces salariés peuvent se voir verser un « versement santé » par l'employeur qui constitue une aide au financement d'une couverture individuelle de santé, se substituant à la couverture santé de l'entreprise.

L'aide est calculée chaque mois en déterminant un montant de référence auquel est appliqué un coefficient de majoration fixé à 125 % pour les salariés en CDD ou en contrat de mission.

Pour calculer le montant de référence, la loi prévoit qu'il correspond en principe à la contribution que l'employeur aurait dû verser au titre de la couverture collective pour la catégorie de salariés à laquelle le salarié appartient.

Toutefois et par exception, un montant de référence forfaitaire peut être appliqué lorsque le montant de la contribution due par l'employeur ne peut pas être déterminé pour la catégorie à laquelle le salarié dispensé appartient.

Ce montant de référence forfaitaire, fixé annuellement, vient d'être revalorisé à hauteur de 22,27 € par mois (contre 21,50 € par mois en 2025).

En Alsace-Moselle, ce montant sera fixé à 7,44 € mensuels pour 2026 (contre 7,18 € mensuels en 2024).

Notez que ces 2 montants peuvent être proratisés, notamment dans l'hypothèse d'un travail à temps partiel du salarié dispensé.

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