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05/01/2026

Les nouveautés sociales applicables pour les salariés et les dirigeants en 2026

De nombreuses mesures viennent bouleverser les obligations et avantages sociaux bénéficiant aux particuliers, certaines intéressant plus spécifiquement les dirigeants et les entreprises. Faisons le point sur les principales mesures à connaitre…

Un nouveau congé supplémentaire de naissance

À côté des dispositifs de congés parentaux existants, il est institué un congé supplémentaire de naissance indemnisé par la Sécurité sociale et créé pour les parents d'enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 (ou pour les enfants dont la naissance était censée intervenir à compter de cette date).

La durée de ce congé est de 1 mois ou de 2 mois au choix du parent et pourra être fractionnée en 2 périodes d'un mois chacune (selon des modalités restant à définir par décret).

Ce congé est ouvert au parent qui a déjà bénéficié d'un congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption, et seulement après avoir épuisé ce droit.

L'employeur doit être informé par le salarié de sa volonté de bénéficier du congé supplémentaire de naissance de l'enfant dans un délai (dit « de prévenance ») qui reste encore à définir par décret.

Ce congé donnera lieu au versement d'indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) calculées à partir du revenu net antérieur, selon un montant et des modalités qui seront définis par décret. Le versement sera conditionné à la cessation de toute activité professionnelle pendant la période indemnisée.

Il faut noter que le ministère de la Santé a annoncé le 26 décembre 2025 que l'entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance qui concerne tous les parents d'enfants nés, adoptés ou censés naître au 1er janvier 2026 aura lieu au mois de juillet 2026, pour des raisons techniques incompressibles.

Une suspension de la réforme des retraites (et plusieurs mesures associées)

La loi de financement de la Sécurité sociale suspend l'âge légal de départ à la retraite, telle qu'il avait été mis en œuvre par la réforme de 2023, jusqu'au 1er janvier 2028. L'âge cible de 64 ans concernera donc les générations à partir de 1969 (au lieu de 1968)

De même, alors que la réforme des retraites avait accéléré le calendrier d'augmentation de la durée d'assurance exigée pour obtenir une pension de retraite à taux plein, la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 suspend cette réforme jusqu'au 1er janvier 2028 pour que la cible des 172 trimestres requise ne concerne plus que les générations nées après 1966 et non plus 1965.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 durcit les règles liées au cumul emploi-retraite, pour les assurés qui bénéficieront de leur 1<sup>re</sup> pension de retraite à compter du 1er janvier 2027. Concrètement :

  • avant d'avoir atteint l'âge d'ouverture des droits à la retraite, la pension servie sera réduite à due concurrence des revenus professionnels et de remplacement ;
  • entre l'âge d'ouverture des droits et 67 ans, il sera possible de bénéficier du cumul d'emploi retraite dans la limite d'un plafond, lequel sera fixé par un décret ;
  • à partir de 67 ans, la pension pourra être entièrement cumulée avec les revenus professionnels et de remplacement.

Enfin, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les majorations de durée d'assurance (liées à la maternité, l'éducation, l'adoption et le congé parental) seront considérées comme des périodes cotisées pour l'ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue, dans le respect d'une durée maximale qui sera fixée par un décret.

Du nouveau en matière de services à la personne

S'agissant du crédit d'impôt sur le revenu « services à la personne », le gouvernement a mis en place un système permettant que la partie financée par l'État ou les collectivités soit déduite immédiatement de la facture supportée par les particuliers employeurs.

La garde d'enfants de moins de 6 ans devait initialement être incluse dans ce dispositif au plus tard le 1er juillet 2026. Toutefois, en raison de la refonte du service Pajemploi et de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), la garde d'enfants de moins de 6 ans ne pourra être intégrée au dispositif d'avance immédiate du crédit d'impôt qu'à une date définie par décret, et au plus tard le 1er septembre 2027, afin de garantir le bon fonctionnement du système et d'éviter les erreurs ou risques de fraude.

S'agissant du complément de libre choix du mode de garde (CMG), 2 mesures sont à noter :

  • il est prévu une exclusion de certaines indemnités du calcul du plafond horaire du niveau de rémunération conditionnant le bénéfice du CMG ;
  • le bénéfice du CMG est conditionné à l'utilisation de Pajemploi +.

Recentrage et durcissement du dispositif ACRE

L'aide à la création et à la reprise d'entreprise (ACRE), telle que régie par le Code de la Sécurité sociale, désigne un dispositif d'exonération de cotisations patronales accordée au créateur ou repreneur d'entreprise pour la fraction de son revenu inférieure au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).

À compter du 1er janvier 2026, l'ACRE est recentrée sur son public initial cible, à savoir les demandeurs d'emploi et les personnes vulnérables. Ainsi, le dispositif n'est plus ouvert qu'aux :

  • demandeurs d'emploi indemnisés ;
  • demandeurs d'emploi non indemnisés mais inscrits à France Travail (pendant au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois) :
  • bénéficiaires du RSA ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • personnes âgées de 18 à moins de 26 ans ;
  • personnes en situation de handicap et âgées de moins de 30 ans (ou qui ne remplissent pas la condition de durée d'activité antérieure pour bénéficier de l'allocation d'assurance chômage) ;
  • salariés (ou licenciés) d'une entreprise soumise à une procédure collective ;
  • personnes ayant conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise ;
  • personnes ayant créé ou repris une entreprise implantée au sein d'une des zones France ruralité revitalisation ;
  • bénéficiaires de la prestation partagée de l'enfant ;
  • bénéficiaires du complément de libre choix d'activité.

Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 généralise à compter du 1er janvier 2026 la procédure de demande d'exonération qui devra être formulée auprès de l'Urssaf par les personnes souhaitant en bénéficier.

Enfin, le niveau même de l'exonération de l'ACRE sera abaissé, selon des modalités à définir par décret.

Aménagement du régime social des « management packages »

La loi de finances pour 2025 a instauré un régime d'imposition et d'assujettissement aux cotisations sociales pour les gains nets réalisés à l'occasion de la cession d'instruments connus sous le nom de « management package ».

Alors que les règles fiscales ont été mises en place sans limitation de durée, les règles sociales l'ont été jusqu'au 31 décembre 2027.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 met fin à cette limitation et pérennise dans le temps le régime social applicable aux gains issus de ces management packages.

Dans le même temps, les règles en matière de CSG, de cotisations sociales et de contribution salariale libératoire sont aménagées.

Autres mesures à connaître

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 augmente de 1,4 point la CSG applicable sur les revenus du patrimoine et placement pour la porter à 10,6 %, pour les contributions dues au titre des revenus versés à compter du 1er janvier 2026.

Enfin, en matière de recouvrement des pensions alimentaires, à partir du 1er avril 2026, la procédure de paiement direct des pensions alimentaires mise en œuvre par l'intermédiation de la CAF pourra concerner les 5 dernières années d'impayés, le cas échéant, et non plus les 2 dernières années comme auparavant.

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05/01/2026

En 2026, les principales nouveautés sociales pour les entreprises

Après les nombreux débats qui ont émaillé son examen, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été adoptée et publiée fin décembre 2025. Voici les principales mesures à retenir impactant les entreprises…

En matière de cotisations sociales

S'agissant de la réduction générale de cotisations patronales

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit une règle spéciale pour les entreprises dont la branche à laquelle elles appartiennent applique un salaire minimum conventionnel inférieur au SMIC pendant toute l'année précédente, et qui n'ont pas prévu de rémunérations au-dessus du SMIC.

Dans ce cas, la réduction générale de cotisations patronales est calculée en prenant en considération comme paramètre, non pas le SMIC, mais le salaire minimum conventionnel, ce qui a pour effet de diminuer le montant de cette réduction.

S'agissant des heures supplémentaires

La déduction forfaitaire de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ne s'applique qu'aux entreprises employant moins de 250 salariés. Elle est égale à 1,5 € par heure dans les entreprises de moins de 20 salariés et à 0,5 € par heure (ou 3,50 € par jour monétisé pour les salariés en forfait jours) dans les entreprises de 20 à moins de 250 salariés.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 étend le bénéfice de cette déduction forfaitaire, à hauteur de 0,5 € par heure, aux entreprises de plus de 250 salariés, pour les heures supplémentaires effectuées à compter du 1er janvier 2026.

S'agissant de la contribution patronale due à l'occasion d'une rupture conventionnelle ou d'une mise à la retraite

Le taux de la contribution patronale spécifique due sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite est réhaussé à hauteur de 40 %, contre 30 % auparavant, et ce, dès le 1er janvier 2026.

Il faut ici noter que des précisions sont attendues sur la date d'entrée en vigueur effective de cette augmentation (prise en compte de la date de rupture du contrat ou celle de versement des indemnités).

S'agissant des cotisations patronales d'assurance vieillesse

Il faut noter que les entreprises de plus de 300 salariés qui ne respectent pas leur obligation de négociation sur l'emploi, le travail et l'amélioration des conditions de travail des séniors se verront appliquer un malus sur les cotisations patronales d'assurance vieillesse (selon des modalités à définir par décret).

En matière de santé au travail

S'agissant des arrêts maladie

3 nouvelles mesures sont à prendre en compte dans ce domaine :

  • à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'un arrêt initial et de sa prolongation sera plafonnée par décret, sans pouvoir être inférieure à 1 mois pour l'arrêt initial et 2 mois pour la prolongation ;
  • le médecin qui prescrit l'arrêt de travail sera désormais tenu d'indiquer les motifs justifiant l'interruption de travail, en expliquant en quoi l'état de santé empêche le salarié de travailler ;
  • depuis le 1er janvier 2026, la visite de pré-reprise pourra être organisée pour tout arrêt de travail d'une durée supérieure à 30 jours.
S'agissant des accidents du travail et des maladies professionnelles

Consécutivement à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), aucune durée maximale n'était prévue pour le versement des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 revient sur ce sujet et prévoit, pour les AT/MP survenus à compter du 1er janvier 2027, une durée maximale de versement de ces IJSS (qui pourrait être fixée à 4 ans, sous réserve de confirmation par décret).

Par ailleurs, il est prévu une révision du système de reconnaissance des maladies professionnelles.

En matière de contrôle et de contentieux

En matière de recouvrement des cotisations sociales

Dans le but de faciliter le recouvrement des créances sociales, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 propose d'aménager la procédure de recouvrement des cotisations et contributions sociales en instaurant un droit de communication des Urssaf ou de la MSA au bénéfice du président du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire compétent.

Cette mesure vise à faire de la créance sociale une créance « privilégiée », visant le montant des créances dues par un cotisant.

En matière de lutte contre les fraudes sociales

Pour les procédures engagées à compter du 1er juin 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réhausse les majorations des cotisations et contributions sociales mises en recouvrement en cas de délit avéré de travail dissimulé.

À compter de cette date, les taux de majoration seront donc de :

  • 35 % en cas de travail dissimulé (contre 25 % jusqu'alors) ;
  • 50 % en cas de circonstance aggravante (contre 40 % jusqu'alors).

Il faut noter que la majoration de 45 % applicable en cas de récidive et la majoration de 60 % applicable en cas de récidive et de circonstances aggravantes demeurent inchangées.

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05/01/2026

Frais bancaires de succession : un nouveau plafond pour 2026

Pour rappel, la loi du 13 mai 2025 a encadré les « frais bancaires de succession » facturés par les établissements pour réaliser les opérations sur les comptes des clients décédés. Un plafond a, dans ce cadre, été instauré. Plafond qui vient d'être mis à jour pour 2026.

2026 : quel plafond pour les successions complexes ?

Pour rappel, seules les successions présentant une « complexité » peuvent faire l'objet de frais bancaires.

Une succession « complexe » correspond aux hypothèses suivantes :

  • le défunt n'a ni enfant, ni descendant ;
  • un contrat de crédit immobilier souscrit par le défunt est toujours en cours de remboursement à la date de son décès ;
  • des comptes professionnels sont à clôturer ;
  • une ou des sûretés sont constituées sur un ou plusieurs comptes ou produits d'épargne à clôturer ;
  • les opérations liées à la succession comportent un ou plusieurs éléments d'extranéité (domicile fiscal ou lieu d'habitation habituel du défunt ou de l'un des héritiers localisé à l'étranger, application totale ou partielle d'une loi étrangère, etc.).

Si des frais bancaires peuvent dans ces cas être facturés, ils doivent respecter un double plafond :

  • un plafond fixé par les pouvoirs publics ;
  • une limite de 1 % du montant total des soldes des comptes et des produits d'épargne.

En 2025, le plafond avait été fixé à 850 €. Il est revalorisé à 857 € pour 2026.

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02/01/2026

Aide, accompagnement et services autonomie à domicile : quels prix pour 2026 ?

Chaque année, le taux d'évolution maximum des prix des prestations d'aide et d'accompagnement à domicile délivrées par les services autonomie à domicile non habilités à intervenir auprès de bénéficiaires de l'aide sociale est défini par le Gouvernement. Quel taux est applicable pour 2026 ?

Taux d'évolution 2026 : inférieur à celui de 2025

Pour rappel, le taux d'évolution maximum applicable prend en compte l'évolution des salaires et vise à concilier l'objectif d'équilibre financier des opérateurs au vu de l'inflation et de la hausse des salaires, avec la soutenabilité de la hausse des prix pour les usagers.

Pour l'année 2025, les prix ne pouvaient pas augmenter de plus de 3,84 % par rapport à l'année 2024.

Pour 2026, les prix pourront être augmentés jusqu'à 2 % par rapport à 2025.

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02/01/2026

Eau potable : les PFAS sous haute surveillance !

Au cœur d'enjeux environnementaux et sanitaires, les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, aussi appelées « PFAS » ou « polluants éternels », font l'objet, depuis le 1er janvier 2026, d'une recherche et d'un contrôle tout particulier dans les eaux potables.

PFAS dans l'eau potable : 22 molécules ciblées

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, dites PFAS ou « polluants éternels » constituent un ensemble de plusieurs milliers de composés chimiques utilisés depuis les années 1950 dans la production de produits de consommation courante grâce à leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes, résistantes aux fortes chaleurs, etc.

Cependant, les PFAS sont « persistants », c'est-à-dire qu'ils ne se décomposent pas. Ils se retrouvent ainsi dans l'eau, l'air, les sols, l'alimentation et les organismes vivants.

Parce que ces substances sont, en plus d'être persistantes, nocives pour la santé humaine et l'environnement, la loi du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées a instauré un principe de contrôle de leur présence dans l'eau potable.

La liste des PFAS recherchés lors de ces analyses est à présent disponible. Les contrôles devront donc rechercher les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, et en particulier :

  • l'acide perfluorobutanoïque (PFBA) ;
  • l'acide perfluoropentanoïque (PFPeA) ;
  • l'acide perfluorohexanoïque (PFHxA) ;
  • l'acide perfluoroheptanoïque (PFHpA)
  • l'acide perfluoroctanoïque (PFOA) ;
  • l'acide perfluorononanoïque (PFNA) ;
  • l'acide perfluorodécanoïque (PFDA) ;
  • l'acide perfluoroundécanoïque (PFUnDA) ;
  • l'acide perfluorododécanoïque (PFDoDA) ;
  • l'acide perfluorotridécanoïque (PFTrDA) ;
  • l'acide perfluorobutanesulfonique (PFBS) ;
  • l'acide perfluoropentanesulfonique (PFPeS) ;
  • l'acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS) ;
  • l'acide perfluoroheptane sulfonique (PFHpS) ;
  • l'acide perfluorooctane sulfonique (PFOS) ;
  • l'acide perfluorodécane sulfonique (PFDS) ;
  • l'acide perfluoroundécane sulfonique ;
  • l'acide perfluorododécane sulfonique ;
  • l'acide perfluorotridécane sulfonique.

À partir du 1er janvier 2027, les analyses devront également cibler l'acide trifluoroacétique (TFA) et l'acide 6: 2 fluorotélomersulfonique (6 :2 FTSA).

Notez que les analyses doivent également être élargies à toute substance quantifiable dont le contrôle est justifié au regard des circonstances locales, quand bien même ladite substance ne ferait pas partie de la liste.

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02/01/2026

Fonds territorial d'accessibilité pour les petits ERP : c'est bientôt fini !

Parce qu'entreprendre des travaux de mise en accessibilité des locaux représente un investissement important, une aide financière avait été mise en place à destination des établissements recevant du public (ERP) de 5e catégorie. Sauf que le guichet de dépôt des demandes sera bientôt fermé…

Aide financière : plus que quelques jours pour déposer sa demande !

Pour rappel, les établissements recevant du public (ERP) sont des bâtiments, des locaux ou des enceintes auxquels le public peut avoir accès, de manière libre ou restreinte, payante ou gratuite.

Les ERP sont classés en 5 catégories en fonction de leur capacité d'accueil, la 5e catégorie regroupant les ERP ayant les plus petites capacités d'accueil du public.

Pour autant, ces établissements doivent respecter des normes de sécurité et d'accessibilité (rampes d'accès, sanitaires adaptés aux fauteuils roulants, etc.).

Il n'est cependant pas toujours évident de mettre aux normes ses locaux, notamment en raison de l'investissement financier que représentent les travaux nécessaires.

Ainsi, le fonds territorial d'accessibilité a été créé pour subventionner les travaux réalisés par les ERP de 5e catégorie de mise en conformité avec les règles d'accessibilité.

Très concrètement, la subvention peut prendre en charge la moitié des dépenses éligibles, plafonnée à 20 500 €.

S'il était prévu que ce fonds fermerait au plus tard le 31 décembre 2028, les pouvoirs publics avaient la possibilité de moduler cette date.

Finalement, le guichet de dépôt des demandes fermera le 7 janvier 2026. Les propriétaires et les exploitants d'ERP de 5e catégorie ont donc jusqu'à cette date pour déposer leur dossier de demande de subvention.

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02/01/2026

Transformation d'une association en fondation d'utilité publique : quelles conséquences ?

Depuis 2014, une association régie par la loi du 1er juillet 1901 ou par le droit local du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle peut décider de se transformer en une fondation reconnue d'utilité publique sans que cette transformation donne lieu ni à dissolution, ni à création d'une personne morale nouvelle. Une règle qui a des incidences en matière de droits d'enregistrement. On fait le point…

Transformation d'une association en fondation d'utilité publique : attention aux droits d'enregistrement

Pour rappel, les actes intéressant la vie des sociétés doivent, en principe, obligatoirement être soumis à la formalité de l'enregistrement. Cela vise notamment :

  • la transformation d'une société ;
  • l'augmentation de capital social (sauf en numéraire ou par incorporation des réserves) ;
  • la cession de droits sociaux (actions ou parts sociales) ;
  • la cession de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière.

À cette occasion, des droits d'enregistrement sont dus soit à un taux proportionnel soit à un taux fixe. Et cela vaut aussi pour les associations…

À ce sujet, les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 ou par le droit local en Alsace-Moselle ont la possibilité de se transformer juridiquement en fondation reconnue d'utilité publique sans dissolution ni création d'une personne morale nouvelle.

Il vient d'être précisé que cette opération de transformation ne constitue pas une mutation taxable, en matière de droits d'enregistrement, au taux proportionnel. En effet, l'absence de création d'une entité nouvelle emporte une conséquence directe : le patrimoine de l'association n'est pas transmis à un tiers.

Partant de là, les droits proportionnels sont exclus et seul le droit fixe est dû au titre de l'acte constatant la transformation.

Pour rappel, les actes qui ne sont ni exonérés ni soumis à un tarif spécifique donnent lieu à la perception d'un droit fixe de 125 €.

En clair, il est désormais formellement prévu que la transformation d'une association loi 1901 en fondation reconnue d'utilité publique donne uniquement lieu, en matière de droits d'enregistrement, au paiement du droit fixe de 125 €.

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02/01/2026

Taxe sur les véhicules de tourisme : quelles sont les règles du jeu en 2026 ?

Alors que la loi de finances pour 2025 prévoyait d'étendre l'application des taxes sur les véhicules de tourisme à de nouveaux véhicules à compter du 1er janvier 2026, le projet de loi de finances pour 2026 envisageait de reporter cette extension en 2027. En l'état actuel, la loi de finances pour 2026 n'ayant pas été définitivement adoptée, quelles règles doivent être appliquées au 1er janvier 2026 ?

Taxes sur les véhicules de tourisme : mode d'emploi pour 2026

Les taxes sur les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de tourisme (dite « malus CO2 ») et sur la masse en ordre de marche des véhicules de tourisme (dite « malus masse ») sont dues lors de la délivrance d'un certificat d'immatriculation résultant de la première immatriculation en France en tant que véhicule de tourisme.

La loi de finances pour 2025 a étendu l'application de ces taxes, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2026, à certains véhicules d'occasion ayant été initialement exonérés à raison de caractéristiques propres à leur propriétaire (notamment les personnes titulaires de la carte mobilité inclusion et les diplomates).

Cette modification a pour effet d'appliquer le malus à ces véhicules au moment de leur revente, lorsque le nouvel acquéreur ne bénéficie pas lui-même des conditions pour bénéficier d'une exonération. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait cependant de reporter l'entrée en vigueur de cette évolution au 1er janvier 2027. 

En l'absence d'adoption du projet de loi de finances pour 2026 au 31 décembre 2025, la question se pose de savoir quelles seront les règles applicables au 1er janvier 2026. 

L'administration vient de préciser que les règles applicables avant l'adoption de la loi de finances pour 2025 continuent à s'appliquer après le 1er janvier 2026 et jusqu'à la date qui sera fixée par la loi de finances pour 2026 ou une autre loi qui en reprendrait les dispositions.

Ainsi, l'élargissement de la taxation à certains véhicules d'occasion n'interviendra pas le 1er janvier 2026, mais à une date ultérieure. Affaire à suivre…

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31/12/2025

Établissement d'accueil collectif de jeunes enfants : une liste de qualifications élargie

Afin d'assurer leur sécurité et leur bien-être, l'accueil des jeunes enfants fait l'objet de règles applicables au personnel encadrant. Ainsi, les professionnels autorisés à exercer ces missions sont listés par les pouvoirs publics, qui ont récemment élargi les qualifications acceptées…

Établissement d'accueil collectif de jeunes enfants : quel profil ?

La composition du personnel chargé de l'encadrement des enfants dans les crèches collectives et les jardins d'enfants est fixée par la loi.

Pour rappel , les crèches collectives sont des établissements d'accueil collectif accueillant des enfants dans leurs locaux de manière régulière ou occasionnelle, y compris les établissements proposant un accueil de courte durée (dits « haltes-garderies »), tandis que les jardins d'enfants sont des établissements d'accueil collectif gérés ou financés par une collectivité publique qui reçoivent exclusivement des enfants âgés de 18 mois et plus.

Jusqu'à présent, les professionnels qui composaient les équipes d'encadrement dans ces établissements étaient majoritairement titulaires de diplômes d'État. La liste comprenait :

  • les auxiliaires de puériculture ;
  • les éducateurs de jeunes enfants ;
  • les infirmiers ;
  • les psychomotriciens ;
  • les puériculteurs ;
  • les personnes justifiant d'une qualification ou d'une expérience reconnues par les pouvoirs publics.

À présent, la liste des personnes pouvant intégrer ces équipes est élargie aux titulaires du titre professionnel de niveau équivalent qualifiant pour l'encadrement des enfants dans les établissements d'accueil des jeunes enfants, délivré par l'État et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles.

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31/12/2025

Utilisation et préparation de combustibles solides de récupération (CSR) : des nouveautés à connaître

Les combustibles solides de récupération (CSR) font partie des solutions de décarbonation et de revalorisation des déchets non dangereux. Concrètement, ces derniers sont mis en forme puis incinérés pour être transformés en énergie ou en chaleur, dans des installations adaptées. L'utilisation et la préparation de ces combustibles font l'objet d'une réglementation qui a été modifiée…

Les nouveautés pour les ICPE de production de chaleur et / ou d'électricité (2791)

Le Gouvernement a modifié et précisé les règles relatives aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relevant de la rubrique 2971, autrement dit les installations de production de chaleur et / ou d'électricité à partir de déchets non dangereux préparés sous forme de CSR et associés ou non à un autre combustible.

Des précisions techniques ont été apportées grâce à de nouvelles définitions visant :

  • la « ligne de co-incinération » qui désigne la ligne de co-incinération dédiée à la co-incinération de CSR et son circuit de fluide caloporteur (vapeur ou autre), considérés isolément ;
  • le « besoin thermique continu » qui correspond à une demande en chaleur constante tout au long de l'année, indispensable au maintien des opérations d'un processus industriel à leur niveau optimal ;
  • le « besoin thermique non continu » qui correspond à une demande en chaleur soumise à des fluctuations temporelles au cours d'une année, influencée par les cycles de production, les variations saisonnières, ou d'autres facteurs opérationnels propres à un processus industriel.

Jusqu'à présent, ce cadre réglementaire ne s'appliquait pas aux installations de gazéification ou de pyrolyse si les gaz issus de ce traitement thermique des CSR étaient purifiés au point de ne pas donner lieu à des émissions supérieures à celles résultant de l'utilisation de gaz naturel.

À présent, la réglementation est plus précise. En effet, sortent du cadre réglementaire les installations de gazéification ou de pyrolyse si les gaz ou les liquides issus de ce traitement thermique des CSR sont traités avant leur incinération de telle sorte que :

  • l'incinération donne lieu à moins d'émissions que la combustion des combustibles les moins polluants disponibles sur le marché qui pourraient être brûlés dans l'installation ;
  • pour les émissions autres que les oxydes d'azote, les oxydes de soufre et les poussières, l'incinération ne donne pas lieu à davantage d'émissions que l'incinération ou la co-incinération de déchets.

De même, le rendement des ICPE n'est plus calculé mensuellement, mais par installation ou par ligne de co-incinération, sur des périodes définies ici, en fonction des usages de l'énergie produite.

D'autres précisions en termes de normes ont été apportées pour les plates-formes de mesure. Ainsi, concernant les cheminées qui rejettent les gaz issus de la co-incinération des CSR, une plate-forme de mesure fixe doit être implantée sur ladite cheminée ou sur un conduit de l'installation de traitement des gaz.

Jusqu'à présent, cette plate-forme devait respecter les normes en vigueur, et notamment celles de la norme NF X 44 052 version de mai 2002. Aujourd'hui, elle peut respecter toute méthode considérée comme « équivalente ».

Les nouveautés pour les préparations de CSR

Le Gouvernement acte la possibilité pour de nouvelles ICPE de préparer des CSR pour les ICPE relevant de la rubrique 2971, à savoir :

  • les installations de compostage de déchets non dangereux ou matière végétale, ayant, le cas échéant, subi une étape de méthanisation (2780) ;
  • les installations de méthanisation de déchets non dangereux ou de matière végétale brute, à l'exclusion des installations de méthanisation d'eaux usées ou de boues d'épuration urbaines lorsqu'elles sont méthanisées sur leur site de production (2781) ;
  • les installations de déconditionnement de biodéchets ayant fait l'objet d'un tri à la source en vue de leur valorisation organique (2783).

Dans un même souci de précision, 2 nouvelles définitions détaillent la notion de « pouvoir calorique intérieur » (PCI), à s avoir :

  • le « PCI brut » qui désigne le pouvoir calorifique inférieur de l'échantillon brut, recalculé en prenant notamment en compte la teneur en humidité réelle du combustible à la réception de l'échantillon ;
  • le « PCI sec » qui désigne le pouvoir calorifique inférieur mesuré sur un échantillon sec.

Sont également précisés les caractéristiques d'un lot de CSR. Ainsi, un lot de CSR ne peut pas contenir pas de résidus de l'agriculture, de l'aquaculture, de la pêche et de la sylviculture, sauf dans certains cas des matières entrantes issues de la collecte séparée des déchets plastiques issus de l'agriculture et dont les résidus potentiels de biomasse sèche ne dépassent pas 15 % du poids total.

Enfin, un régime dérogatoire a été mis en place pour les CSR préparés et utilisés sur le même site. Dans ce cas, ils n'ont pas besoin d'être conditionnés, comme c'est normalement le cas, sous forme de lots associés à un numéro unique d'identification.

Cependant, ces CSR doivent justifier des mêmes qualités que ceux faisant l'objet d'un envoi. Pour cela, des contrôles réguliers doivent être effectués.

En cas de non-conformité, l'exploitant devra justifier d'une double analyse conforme, avec un délai entre les 2 analyses de :

  • 6 semaines pour les petites installations, c'est-à-dire avec une capacité de production de moins de 50 tonnes par jour ;
  • 15 jours pour les grandes installations, c'est-à-dire avec une capacité de production de plus de 50 tonnes par jour.

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31/12/2025

Pourboires et frais de transport : une exonération fiscale et sociale en sursis ?

Jusqu'au 31 décembre 2025, les pourboires sont exonérés d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales à l'instar de la prise en charge par l'employeur des frais d'abonnement aux transports publics de leurs salariés dans la limite de 75 %. Mais en l'absence de loi de finances pour 2026 votée définitivement, quel est l'avenir de ces exonérations fiscales et sociales ? Réponse…

Pourboires et frais de transport : prolongation exceptionnelle de l'exonération fiscale et sociale

Pour rappel, depuis la loi de finances pour 2022 et toutes conditions remplies, les sommes volontairement remises aux salariés par les clients en contact avec eux sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Cette exonération qui s'applique uniquement aux salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 1,6 Smic a été reconduite jusqu'au 31 décembre 2025.

Par ailleurs, les frais de transport pris en charge par l'employeur au moins à hauteur de 50 % du prix des abonnements domicile travail constituent des avantages exonérés d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Cette exonération a été portée à 75 % du coût des titres d'abonnements jusqu'au 31 décembre 2025. 

Dans le cadre des discussions relatives à la loi de finances pour 2026, les députés et les sénateurs ont proposé de prolonger ces exonérations.

Toutefois, en l'absence de loi de finances pour 2026 définitivement adoptée au 31 décembre 2025, ces propositions demeurent inapplicables et les exonérations temporaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales au titre des pourboires, ainsi que le relèvement du plafond d'exonération sur les frais de transport pris en charge par l'employeur devraient prendre fin au 31 décembre 2025. 

À titre exceptionnel et de manière dérogatoire, dans l'attente d'une loi de finances pour 2026, l'administration vient de préciser que pour la période courant du 1er janvier 2026 à la date de promulgation de la loi de finances pour 2026, demeurent exclues du prélèvement à la source et de l'assiette des cotisations sociales :

  • les sommes remises volontairement par les clients pour le service aux salariés dont la rémunération mensuelle n'excède pas 1,6 SMIC, soit directement à ces salariés, soit à l'employeur et reversées par ce dernier au personnel en contact avec la clientèle ;
  • la prise en charge par l'employeur du prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés et excédant l'obligation de prise en charge à hauteur de 50 %, dans la limite de 25 % de ces titres.

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31/12/2025

Tarifs d'accise sur l'électricité : quoi de neuf pour 2026 ?

L'absence d'adoption définitive de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2026 pose des difficultés pratiques, notamment concernant les tarifs d'accise sur l'électricité à appliquer à compter du 1er janvier 2026. Essayons d'y voir plus clair…

Accise sur l'électricité : mesures applicables à compter du 1er janvier 2026

L'absence d'adoption du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 d'ici le 31 décembre 2025 pose de nombreuses difficultés pratiques, notamment s'agissant des règles fiscales à appliquer à compter du 1er janvier 2026.

À titre d'exemple, quels sont les tarifs normaux d'accise sur l'électricité applicables au 1er janvier 2026 ? Quel modèle d'attestation de tarif minoré couvrant tout ou partie de la période comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026, doit être transmis au titre d'un des tarifs réduits ou nuls dans l'attente de l'adoption de la loi de finances initiale pour 2026 ?

Des questions auxquelles l'administration fiscale vient d'apporter des éléments de réponse.

Tarifs normaux d'accise sur l'électricité applicables au 1er janvier 2026

En matière d'accise sur l'électricité, les tarifs normaux évoluent au 1er janvier de chaque année puisqu'une fraction de ces tarifs est indexée sur l'inflation.

Le PLF pour 2026 prévoit de fixer au 1er février de chaque année la date de révision des tarifs normaux d'accise sur l'électricité, dans un objectif de cohérence avec la date à laquelle évoluent d'autres paramètres fiscaux tels que la majoration pour financer les surcoûts dans les zones non interconnectées (ZNI) et non fiscaux, dont les tarifs réglementés de vente de l'électricité.

Dans l'attente d'une éventuelle adoption de ce report d'un mois de la date de révision des tarifs normaux d'accise sur l'électricité, il est précisé que ces derniers n'évolueront pas dès le 1er janvier 2026.

Ainsi, pour le mois de janvier 2026, les tarifs normaux d'accise sur l'électricité resteront égaux, avant application de la majoration ZNI, à 25,09 €/mégawattheure (MWh) pour la catégorie « ménages et assimilés » et à 20,90 €/MWh pour les catégories « petites et moyennes entreprises (PME) » et « haute puissance ».

L'indexation s'appliquera au 1er février 2026 et ces tarifs, avant application de la majoration ZNI susmentionnée, seront fixés comme suit :

  • 25,19 €/MWh pour la catégorie « ménages et assimilés » ;
  • 20,92 €/MWh pour la catégorie « PME » ;
  • 20,92 €/MWh pour la catégorie « haute puissance ». Les tarifs normaux, après application de la majoration ZNI, seront fixés comme suit :
  • 30,85 €/MWh pour la catégorie « ménages et assimilés » ;
  • 26,58 €/MWh pour la catégorie « PME » ;
  • 26,58 €/MWh pour la catégorie « haute puissance ».
Tarifs réduits d'accise sur l'électricité applicables au 1er janvier 2026

Pour rappel, plusieurs niveaux de tarifs d'accise applicables à l'électricité existent, allant d'une exonération totale (0 €/MWh) jusqu'à un tarif réduit plafonné à 12 €/MWh.

Ces tarifs peuvent soit être appliqués directement par le fournisseur d'électricité, sur la base d'attestations fournies par le consommateur, soit faire l'objet, ultérieurement, d'une demande de remboursement adressée par le consommateur à l'administration.

Ce remboursement correspond alors à la différence entre le tarif effectivement facturé par le fournisseur (qu'il soit normal, réduit ou nul) et le tarif réduit ou nul auquel les consommations éligibles auraient dû être soumises.

À cet effet, un mécanisme d'attestations est prévu : celles-ci sont établies par les consommateurs et transmises à leur fournisseur d'électricité.

Un consommateur peut ainsi produire une attestation de tarif minoré couvrant les quantités d'électricité livrées sur toute période durant laquelle il est susceptible de remplir les conditions d'éligibilité à ce tarif.

Sur la base de cette attestation, le fournisseur est tenu d'appliquer le tarif minoré choisi par le consommateur à l'électricité fournie.

Lorsque subsistent des incertitudes quant aux volumes concernés, aux niveaux de tarifs applicables ou au respect des conditions d'éligibilité, le fait pour le consommateur de solliciter ou de bénéficier, lors de la fourniture, d'un tarif réduit ou nul inférieur à celui finalement applicable à ses consommations ne constitue pas un manquement, ni de la part du fournisseur ni de celle du consommateur.

Si le tarif réduit ou nul appliqué s'avère inférieur au tarif réellement applicable aux consommations effectives (écart positif), le consommateur doit procéder spontanément au paiement du complément d'accise. Le manquement, imputable au consommateur, ne sera caractérisé qu'en l'absence de ce paiement spontané. À l'inverse, en cas d'écart négatif, un remboursement peut être demandé.

Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2026, les tarifs réduits d'accise sur l'électricité retrouvent leur niveau légal à la suite de la suppression du bouclier tarifaire au 31 décembre 2025.

La structure des tarifs réduits applicables aux activités industrielles est également révisée : le nombre de tarifs est ramené de 7 à 4, un nouveau seuil d'électro-sensibilité est instauré et la liste des secteurs exposés, directement ou indirectement, à la concurrence internationale est entièrement revue. Un arrêté fixant la nouvelle liste de ces activités sera publié au plus tard le 31 décembre 2025.

Les consommateurs bénéficiant d'un tarif réduit ou nul d'accise sur l'électricité peuvent continuer à utiliser valablement l'attestation de tarif minoré (n° 2040-TIC-ATT-E-SD (CERFA n° 16196*03), version 2025), afin de se voir appliquer les tarifs correspondants lors de la fourniture d'électricité.

Les fournisseurs demeurent tenus d'appliquer les tarifs indiqués sur ces attestations au moment de la fourniture, même lorsque ceux-ci ne correspondent plus aux tarifs en vigueur au 1er janvier 2026.

Le consommateur redevable devra, le cas échéant, constater l'existence d'un écart d'accise, positif ou négatif, et procéder soit au versement du complément dû, soit à la demande de remboursement auprès du Trésor public.

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